31/365: Blast

Je pèse lourd.Des tonnes.Alliage écrasant de lard et d’espoirs défaits, je bute sur chaque pierre du chemin.Je tombe et me relève, et tombe encore.Je pèse lourd, ancré au sol, écrasé de pesanteur.Atlas aberrant, je traîne le monde derrière moi. Je pèse lourd. Pire qu’un cheval de trait.Pire qu’un char d’assaut.

Je pèse lourd et pourtant, parfois, je vole.larcenenet_blast_blastlarcenet_blast_republique

Manu Larcenet, aux éditions Dargaud…tome 1/2/3/4

Une œuvre magnifique, un personnage comme on en croise peu, et une poésie indéniable cachée entre les plis de sa gigantesque carcasse…un mal être universel, une quête universelle, et un besoin d’ailleurs, d’autre chose, que je ressens sans répit.

Bande son de la soirée :

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27/365: se perdre

a trier 965

grotte du Cerdon

Partir à pied, au nez, oser, au risque d’errer….

à quoi ça sert de se perdre?

partir à la découverte d’un nouveau territoire, tenter de mieux connaitre ce qui nous entoure, sortir de sa zone de confort, apprendre à s’adapter, à se remettre en question, à réajuster le tir….

En ville, à la campagne, au fond des grottes…

Musicalement, culturellement…

Se perdre pour s’ouvrir à l’inattendu, se perdre pour briser les idées reçues.

aujourd’hui j’étais pas préparé à certaines rencontres….Je connaissais plus ou moins le programme : interculturalité…

Et voilà qu’on nous dit : vous aller vous rendre dans deux squats Roms, Rendez vous à 13 h30…

Première réaction gênée, interloquée, je ne suis pas préparée, et on y va à 22….encore un truc mal organisé!Marre, manque de respect…surtout pour les personnes qui vont nous recevoir! je m’imagine mal nous voir arriver avec nos sacs à dos et nos tronches proprettes…Mais ils nous attendent, alors on y va.

Et là, les représentations qui tombent!

Le mot squat si peu approprié, et les deux personnes qui nous accompagnent qui parlent si crûment du Foyer de ces gens, le dépeignant comme quelque chose d’immonde…oui c’est pas le pied, mais merde c’est chez eux, ils y ont mis tant d’eux même, c’est propret, y’a plein de tapis sur le sol, il fait très bon, c’est accueillant bien qu’un peu sombre car pas de fenêtre à part celles de la porte….ils nous propose de nous asseoir sur leur unique lit, deux chaises aussi sont là pour nous…des madeleines et du coca…pour nous!

et nous qui ne savions même pas où nous allions, on arrive avec nos godasses crasseuses poser nos petits culs merdeux sur leur lit…oui on se sent tout merdeux!

mais une belle rencontre malgré tout, juste envie de museler ces deux femmes qui nous accompagnent, qu’elles se taisent et nous laisse le temps d’atterrir dans cet univers si nouveau et de nous comporter en humains et non en espèce de chercheurs venant étudier des sujets!

tellement de questions que je n’ai pas pu poser , tellement de moment où j’ai sentie mes épaules se crisper quand j’entendais certaines conneries proférées…et les entendre parler à la troisième personne devant eux!  » adressez vous à madame car monsieur ne comprend rien! tu comprends le français C.? »  » oui un peu! » et bim! ça t’apprendra!

 

Une petite émission sur France Culture sur la dérive, entendue lors de mon trajet retour à la sortie du train…..pile poil!

http://www.franceculture.fr/emissions/sur-les-docks/le-numerique-et-nous-34-geolocalisation-une-theorie-de-la-derive

 

26/365: moment de répit

Quand même sans musique, la vie serait moins agréable à vivre…plus de frissons, d’envie de chanter si fort que la voix se casse,de fermer les yeux et de se laisser aller….Plus de corps qui bouge en rythme, de corps qui ondule, de corps qui se bousculent…

Cette chanson de Damien Rice pour moi, c’est la vie, c’est l’appel de l’aventure, de la Femme Sauvage en moi…..C’est une partie de tout ce qu’il y à de plus beau en ce monde….

Juste lâcher prise et apprécier la vie….des volutes de fumée, un ciel étoilée, le froid qui pince, le soleil qui réchauffe, le vent qui nettoie tout, la neige silencieuse et duveteuse, la pluie qui tape le velux, qui frappe les toits…

25/365 : identité

Au programme de cette journée, l’identité!

qui je suis, et du coup quelle professionnelle en devenir je suis?

J’écoute, j’observe, c’est une leçon que Tellus Mater m’a enseigné, et pourtant ça ne serait pas mon élan premier….Au contact de ses enseignements j’apprends à entendre par tous mes sens et à croire en mon instinct.

Je suis ravie de constater que l’instinct finalement c’est pas quelque chose de si controversé, on l’a un peu démystifié et c’est pas plus mal!L’instinct comme construction, comme un apprentissage!

DINGUE? ( ouais non, plus j’y pense plus je me dis…ouais!)…. mais logique!

rien d’inné là dedans!

Juste une adaptation incroyable à ce qui nous entoure, une manière efficace d’évaluer une situation sans s’en rendre compte…le malaise est là, la nuque qui picote, le pouls qui s’accélère…un truc cloche….gare! le cerveau nous envoie mille signaux, nous avons déjà vécu ce genre de situations, où alors, justement, là y’a un truc qui n’est pas comme d’habitude….

l’instinct c’est ça quoi….tout le monde en a pour un peu qu’il fasse des expériences…plus on expérimente , plus on répète des gestes, et plus l’instinct se développe….

bon , j’étais loin d’être disponible aujourd’hui, mais je sais que tout ça va suivre son cours…

Déjà j’évolue et m’affirme, je ne veux plus entendre parler de distance….mais de proximité professionnelle…un monde sépare ces deux expressions, et ça à tellement d’importance…

je chemine, doucement, mais …doucement!

 

24/365: boarf

quelle semaine!

Mishka malade et encore malade…

Mardi pompiers pour cause de poêle ultra bruyant et flippant….mais fausse alerte!on est quand même parti dormir ailleurs dans le doute….

Vendredi fuite d’eau!

Samedi PV….

Ce soir un chtit bout toujours H.S. , reprise des cours demain pour une semaine à se lever à 5h30 et à rentrer à pas d’heure….devoir trouver des modes de garde, des solutions qui n’en sont pas pour le fiston…( tiens il tousse)

Il y a des semaines comme ça, des périodes, des cycles, où tout parait partir en live, en cacahouètes pour ne pas dire en couilles ( oups c’est dit) où il en faut de la ressource pour pas tout laisser tomber.

Petit moment de douceur dans ce monde de brute, avoir revu Le petit dinosaure et la vallée des merveilles…..

« le grand cercle de la vie à commencé a tourner et,tu sais, nous n’arrivons pas tous en même temps au bout du chemin… »

« j’ai voli??? » « Nan t’es tombi! »2015_09_26_LEPULEYMich Arbustes_28

 

 

22/365 : fever Ray

 

« When I Grow Up »

When I grow up
I want to be a forester
Run through the moss on high hills
That’s what I’ll do
Throwing out a boomerang
Waiting for it to come back to me

When I grow up
I want to live near the sea
Crab claws and bottles of rum
That’s what I’ll have
Staring at a seashell
Waiting for it to embrace me

I put my soul into what I do Last night I drew a funny man
With dog eyes and a hanging tongue
It goes way back
I never like that sad look
From someone who wants to be loved by you

You’ve got cucumbers on your eyes
Too much time spent on nothing
Waiting for a moment to arise
The face in the ceiling
And arms too long
I’m waiting for him to catch me

Waiting for it to embrace me oh