¤Oriah Mountain Dreamer (an Indian Elder)¤

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« Je ne m’intéresse pas à la façon dont tu gagnes ta vie,
Je veux savoir à quoi tu aspires,
Et si tu oses rêver de réaliser le désir ardent de ton coeur.Je ne m’intéresse pas à ton âge.
Je veux savoir, si pour la quête de l’amour et de tes rêves,
Pour l’aventure de te sentir vivre,
Tu prendras le risque d’être considéré comme fou.

Je ne m’intéresse pas aux astres qui croisent ta lune.
Je veux savoir si tu as touché le centre de ta propre souffrance,
Si les trahisons vécues t’ont ouvert,
Ou si tu t’es fané et renfermé par craintes de blessures ultérieures.

Je veux savoir si tu peux vivre avec la douleur, la tienne ou la mienne,
Sans t’agiter pour la cacher, l’amoindrir ou la fixer.

Je veux savoir si tu peux vivre avec la joie, la tienne ou la mienne,
Si tu oses danser, envahi par l’extase jusqu’au bout des doigts et des orteils
Sans être prudent ou réaliste et sans te souvenir des conventions du genre humain.

Je ne m’intéresse pas à la véracité de l’histoire que tu racontes.
Je veux savoir si tu es capable de décevoir quelqu’un pour rester fidèle à toi-même,
Si tu supportes l’accusation d’une trahison, sans pour autant devenir infidèle à ton âme.

Je veux savoir si tu sais faire confiance, et si tu es digne de confiance.
Je veux savoir si tu peux voir la beauté, même lors des jours sombres
Et si tu peux trouver la source de ta vie dans la présence de cette beauté;

Je veux savoir si tu peux vivre avec l’échec, le tien ou le mien,
Et malgré cela rester debout au bord du lac
Et crier: « Oui! » au disque argenté de la lune.

Je ne m’intéresse pas à l’endroit où tu vis ni à la quantité d’argent que tu as.
Je veux savoir si après une nuit de chagrin et de désespoir,
Tu peux te lever et faire ce qui est nécessaire pour les enfants.

Je ne m’intéresse pas à ce que tu es, ni comment tu es arrivé ici.
Je veux savoir si tu peux rester au centre du feu avec moi, sans reculer.

Je ne m’intéresse pas à ce que tu as étudié, ni où, ni avec qui.
Je veux savoir ce qui te soutient à l’intérieur, lorsque tout le reste s’écroule.

Je veux savoir si tu peux être seul avec toi-même,
Et si tu aimes véritablement la compagnie de tes moments vides. »

Oriah Mountain Dreamer (an Indian Elder)

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Cassandre Sylvestre :.Stille Volke.:

Fille de la Lune, Cassandre Sylvestre
Elle détient la torche souveraine
De l’astre lumineux à l’obscure reine
Elle hante les nuits de ses maléfices.

De la déesse mère, elle connaît tous les mystères
De la montagne qui touche sagement le ciel
Dans la ténébreuse caverne, elle va, poursuit, se terre
Possession ultime d’un secret universel

Par dedans le culte orgiaque, elle s’allonge devant sa mère
Et de son festin enfante les fruits de la terre
Materia Prima sauvage, féconde la mère sans âge
On la dit berceau mais elle demeure à jamais tombe

stille volke

 

 

savoir méditer: tradition tibétaine du Mahamoudra

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tradition tibétaine du mahamoudra

 

le terrain fertile

l’art de la méditation se mesurent aux trois résultats suivant

  • _par la méditation toutes souffrance peut être transformée en bonheur
  • _par la méditation les émotions conflictuelles qui agitent notre esprit peuvent être transformées en connaissance primordiale,non duelle
  • _par la méditation le samsara peut être transformé en nirvana,c’est à dire passer de monde ordinaire à réalité éveillée

toutefois méditer implique que l’on connaisse la méthode qui permette de le faire correctement.
il ne suffit pas de se dire « je vais méditer »et de rester dans une sorte d’état indéfini.

s’inscrire dans une tradition

La méditation fait partie d’un ensemble qu’on appelle une tradition spirituelle,celle dans laquelle s’inscrit le mahamoudra est issue de l’enseignement de bouddha et nous parvient aujourd’hui grâce à l’enseignement d’une succession de maîtres.
pour pouvoir prendre le chemin de cette méditation il faut être confiant envers celui qui en fut l’initiateur,se reposer sur lui en quelque sorte.
on comprend que le bouddha peut nous aider par ses trois qualité principales:un amour infini,une connaissance infini,un pouvoir infini d’aider tous les êtres.
Sans cette confiance dans cet enseignement on ne pourra méditer en accord avec l’enseignement dispensé…par contre la conviction que ses enseignements sont juste ne mettra aucune barrière…..

comprendre notre situation

ici il vous faut appréhender votre vie d’une manière nouvelle
et tenter de comprendre votre situation:les règles du karma qui font que la nature de vos actes déterminera la suite de votre vie qui sera soit positive soit plus ou moins négative…..
le bonheur à venir sera de même fondé sur notre attitude présente positive.C’est un point essentiel du bouddhisme(ce n’est pas sans rappeler la loi du triple retour de la wica  )
celui qui comprend bien cette relation de cause à effet,qui saisit la répercussion à long terme de ses actes ,abandonnera par la même toutes attitudes négatives.(cela me fait également penser à l’effet papillon  )
Ainsi il laissera derrière lui toutes pensées et émotions conflictuelles,ainsi que les souffrances que cela occasionne,et elles perdront leurs emprise ; la méditation lui sera plus facile.

« cultiver » un terrain fertile

il est nécessaire de bien comprendre les fondements ainsi jetés….
Si vous tentez de faire pousser une plante sur un terrain rocailleux,ou dans une terre stérile,vous n’obtiendrez rien.
si au contraire vous préparez le terrain et le débarrasser des cailloux,si vous ajoutez de la bonne terre et de l’engrais,vos plants grandiront rapidement et vigoureusement.
Bientôt des fleurs sortiront de terre…..

De la même manière,si vous ne préparez pas le terrain avec soin,si votre conduite n’est pas juste et si nous n’avons pas engendré en nous-mêmes l’amour et la compassion,notre méditation ne pourra pas se développer..

Mais si le terrain est fertile,elle s’épanouira de manière fructueuse

la distraction

notre esprit est sans cesse attiré par les « objets » captés par nos sens:ouie,odorat,vue,toucher,gout.
Non seulement cela le distrait mais l’esprit y superpose des notions qu’il créé:il trouve cela agréable,laid, mauvais,beau
attachement et aversion créé a leur tour de la souffrance pour l’esprit qui les produit……..
Même parfois lorsque aucun de ces sens n’est en activité l’esprit est accaparé par un flot de pensées continues…..L’esprit ne connait pas de repos.
Un certain nombre de ses pensées se réfèrent à ce que nous avons vécu par le passé(plusieurs jours avant,ou semaines,mois et encore années…)et plus encore elles se projettent dans l’avenir….a moins que nous ne soyons en train d’analyser notre situation présente!
plus que ces pensées en elles-mêmes,ce qui créé de la souffrance c’est la saisie que nous en avons comme quelque chose de réel….

Distrait par les objets des sens,ou par la succession de pensées qui l’assaillent,notre esprit ne demeure jamais en sa propre essence..
Savoir garder son esprit en sa propre essence,tel qu’il est,sans être distrait par les phénomènes extérieurs ni par les pensées intérieurs,c’est précisément ce qu’on appelle la méditation!

prendre un objet

cette méthode n’est pas aisée pour un débutant car l’esprit a tendance à suivre le courant de ses penchants naturels et de ses habitudes.
C’est pourquoi il est conseillé de méditer dans un lieu retiré,ce qui permet d’éviter un certain nombres de distraction extérieures.
Toutefois pour trouver un lieu comme celui ci il faudrait ce retiré sur les pentes d’une montagne et n’avoir de relation avec personne…. ceci peut être utopique pour un grand nombre de personne qui ont un travail une famille et qui habite en ville… et pourtant il n’est pas impossible pour eux de méditer convenablement!

en effet lorsqu’on apprend à méditer il est très dur de poser son esprit en sa propre essence.
aussi peut on prendre des supports pour le conduire au calme intérieur.
tout objet extérieur peut convenir!
un verre, une table,une lumière,une statue,tout objet qui nous plaît.
On fixe alors toute notre attention sur cet objet,sans distraction.
C’est une simple attention qui n’implique aucun jugement,ni analyse,ni commentaire!
par exemple si on se fixe sur un verre,on n’examine pas sa forme,on n’évalue pas ses qualités,pas plus qu’on ne se demande ce qu’il contient…..L’esprit est posé sur le verre sans jugement,sans discours intérieurs.
Si durant l’exercice l’apparence du verre est claire et précise,c’est que l’esprit est réellement concentré.
Si le verre devient flou,c’est le signe que notre esprit s’évade vers d’autres pensées!

faire régulièrement ce type d’exercice,quel que soit l’objet de l’attention,apportera de grand bienfait.

Pour ceux qui vivent en ville ou dans un environnement bruyant,les voitures,les engins différents,la foule….ne pensez pas que cela vous empêche de méditer!
servez vous de ces bruits qui vous entourent et ne les considérez pas comme des obstacles à votre concentration….Faites les devenir les supports de votre méditation…ici aussi peut importe la nature du bruit:plaisant ou non,faible ou fort.
La qualité de votre attention sera ici aussi facilement mesurable:
si les sons sont perçus sans intermittence et de manière précise,c’est le signe qu’elle est bonne.
Si la perception est vague et entrecoupée c’est le contraire

on peut faire de même avec les cinqs sens mais ces deux la sont peut être les plus évidents…

« se retirer dans une montagne n’a d’autre but que de nous isoler des sources de distraction,si nous pouvons méditer en nous en servant de support c’est tout aussi bien! »

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                La nature de toute chose est illusoire et éphémère,
Les êtres à la perception dualiste prennent la souffrance pour le bonheur,
Semblables à un homme léchant du miel sur le fil d’un rasoir.
Ô combien pitoyables, ceux qui s’accrochent si fort à la réalité concrète :
Amis de mon coeur, tournez plutôt votre attention vers l’intérieur.  

Nyoshul Khenpo

 

j’avais une tannière…

Une tannière d’Elfe…j’y mettais mes trouvailles, mes rêves, mes peurs, mes doutes, mes coup de ♥, encore un espace virtuel laissé en jachère…mais j’y ai retrouvé certaines choses que j’ai envie de mettre ici…parce que ça fait toujours partie de moi….de ce que je suis, des restes de Saripûtra qui est et sera toujours en moi……les enseignements de la Grande Terre Mère qui toujours m’ont guidé…

       « tat twam asi »
 Cela tu l’es aussi…

Tu es aussi quoi?

« CELA » ce qui est sans nom,
sans forme,sans second,unique,neutre, au-delà de toute qualifications,
au-delà du temps et de l’espace : brahman.

Tu es cela.

Tu penses que tu es ce corps,ce mental,cette intelligence.
Mais puisque tu dis « mon corps », »mon mental », »mon intelligence »,ce fait montre que cela est à toi,mais n’est pas toi.

Comme le disais une petite fille à sa mère
« tu dis que tu as mal au ventre.Ce n’est pas toi qui a mal,c’est ton ventre,toi tu n’as pas mal« 

Desnises Desjardins, « de naissances en naissances ».

Trinty-by-Mara-Berendt-Friedman

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