.: en quête d’équilibre :.

Lundi commence un an de cheminement sur le thème de la maternité sacrée à l’initiative de Rhi.

Débute aussi un nouvel accompagnement en binôme du DI Grande Terre Mère.

Je dois lancer mon exploration de l’élément feu avec l’obod. Pour cela il me faut en créer un, et je n’arrive pas à avoir le temps pour être tranquille pour le faire…a part les nuits mais j’ai tellement besoin de dormir malheureusement ! ^^ pour être au moins une maman potable!

Je plante chaque jour des arbustes que je glane de ci et de là…plusieurs églantiers , pas mal d’osiers, des houx…mon aubépine n’a pas l’air d’avoir repris. Quel dommage ! Et je n’en ai pas revu!

Avec les enfants c’est très dur. J’aurais tellement besoin d’un peu de temps juste pour moi….j’ai le mardi soir , mon cours de deux heures de Lsf plus le trajet de presque autant de temps aller retour…( au prix de l’essence actuellement on fait plus raisonnable…mais c’est ma bouffée d’oxygène)

Je pense que si c’était un peu plus zen Avec ma petite dernière je pourrais mieux encaisser le quotidien….les balades sont des épreuves, les sorties à la médiathèque ou au magasin bio sont des défis, à la maison pas mieux mais elle se sauve pas et n’agresse que nous…. bientôt trois ans et un bon terrible Two coriace. À côté de ça c’est une merveille d’imagination qui nous fait énormément rire!

Et mon grand qui va rentrer au collège! Tout ça en vivant en mobile home et caravane à côté de notre maison qui se retape à un rythme soutenu.

On s’en est lancé des défis!

.:tissage :.

Bois de noisetier , lin , laine .

Un tissage inspiré des ojos de dios, des étoiles à huit branches sioux, de la roue de médecine,… la roue, le cycle, les huit directions.

Un tissage circulaire déclinable a l’infini. Son tissage est hypnotique, très instinctif, permet une entrée en méditation. L’intention au bout des doigts. A suspendre, à planter en terre, dehors, dedans, partout.

.: premières récoltes :.

Alors que le printemps arrive, c’est à nouveau le temps des récoltes.

Pour moi en tout cas, ça commence là avec les violettes, les pâquerettes, bientôt les primevères….et les champignons qui vont faire leur retour.

C’est mon premier printemps ici depuis mon enfance. Je suis un peu perdue. Plus de coin à fleurs que je connaisse . Mon terrain est dépourvu de fleurs . Je suis donc partie en quête tirant ma fille sur son petit tracteur…ahah !

On a trouvé une poignée de violettes qui embaument à présent la maison.

Il va falloir y aller un peu chaque jour pour en avoir pas mal. Dans mon ancien village elles tapissaient les abords et avaient fait de leur maison un prieuré en ruine. Et mon jardin en voyait pousser quelques unes à côté de multitudes de pâquerettes et primevères.

Ici tout est à faire. Je compte sur les oiseaux pour m’apporter pleins de graines et la jachère fleurie attend encore un peu que le temps de réchauffe.

J’ai trouvé aussi pas mal de ciboulette sauvage et de mâche !

Et les pissenlits arrivent!

Les récoltes seront maigres pour commencer, patience!

Et la berce? Où se cache t’elle?

J’ai récolté des hampes de bouillon blanc remplie de graines aussi!

.: les lieux de Brighid :.

Rivière, forêt, lac, feu, course du soleil dans le ciel, vert de la forêt, touffes de jonc, tressage naturel, voie celte oubliée.

Terre, mousse, herbes, graines, fleurs.

La glace qui se brise…

Chaque fête est un passage, une porte.

Je franchis celle ci avec joie.

Car même si la saison sombre est toujours présente comme nous le rappelle Rhi, les promesses de la saison claire s’annoncent.

.: Inipi du 16 janvier :.

Dans un objectif de prise en main, dans l’envie d’être dans l’action pure, sans attente ou presque si ce n’est d’aller vers la guérison, je me suis inscrite à une cérémonie Inipi.

J’étais déjà allée célébrer dans la hutte de sudation avec ce chaman. J’aime son approche non dogmatique, pragmatique, ancrée dans notre monde, notre époque.

Il y avait beaucoup de neige ce jour là, le 16 janvier dernier.

Il y a le moment de l’accueil, celui de la préparation de la hutte, apporter le bois pour le feu, sélectionner les pierres, couvrir la structure de couvertures. La construction de la hutte se fait ensemble. Déjà le sacré s’installe doucement. Certain-e-s chantent , d’autres se recueillent, certain-e-s semblent perdus et d’autres dans leur élément.

Une fois les Tobacco ties réalisés : petits sachets de tabac montés en guirlande avec 21 sachets ou plus,7 prières et intentions pour la Terre et ceux qui la peuplent, 7 pour ceux qui nous entourent, familles proches ami-e-s, 7 pour soit, son foyer… on se rapproche petit à petit de soit.

On se dénude, on se couvre un peu, on se met à l’aise, retirant le superflu et ne gardant que le stricte minimum car nous retournons dans le ventre de la Terre pour renaître comme au premier jour,ou presque.

A ce moment là , nous nous ressemblons de plus en plus dans notre fragilité devant le froid, sans nos oripeaux , masques et ornements du quotidien.

Nous nous dirigeons vers le lieu de la cérémonie et un à un nous rentrons en nous pour pénétrons dans la hutte a même la Terre gelée. nous nous saluons « nous sommes tous et toutes reliés »

Nous voici dans le ventre de la Terre. Les fesses gelées, à attendre. Les premières pierres font leur entrée. Nous les saluons.

La porte se ferme, le noir est complet. Le rouge des pierres chaudes qui grésillent est très discret. L’eau qu’on jette dessus, la vapeur chaude qui atteint notre visage. Et les chants, les tambours. Le voyage commence.

O mitakuye oyasin

Pachamama !

La hutte est un chaudron où tous les éléments se mêlent.

.: une année qui se termine, une nouvelle qui commence :.

Pas déçue du tout de voir 2021 se carapater, même avec une foirade de lanterne chinoise. Une foirade pour clôturer une année foireuse, on est dans le ton.

Je parle même pas du covid. A part la vaccination et l’école à la maison, les masques qui étouffent, les contrôles, ça va… nan je parle de tout le reste…les maladies bien plus emmerdantes et contagieuses ( pour moi) le déménagement, le campement , les infiltrations d’eau, la moisissure, le terrain qui ressemble à un terrain vague avec les travaux, les surprises, la note d’électricité, ma fille en mode petit monstre, plus de boulot, …. j’ai adoré passer en 2022…mais j’en attend rien…je demande juste du répit, des joies simples.

C’est possible?

Un miroir vers l’autre monde

.: période :.

Souvent , le début de la saison sombre est pour moi une longue traversée du désert.

Cette année ne fait pas exception. Même , ça dure! Je suis à un tournant de ma vie à tous niveaux: j’ai quitté mon travail, j’habite un mobil home le temps que nous fassions de gros travaux dans une vieille bâtisse, et la santé qui part en live pour couronner le tout.

J’ai envie de faire un pas de côté , d’être à contre courant, mais ce n’est pas si facile à assumer en réalité.

Yule et ses lumières , je les attends…. j’espère que la flamme et le retour du soleil iront de pair avec un nouveau souffle.

.: 9 ème Mère de clan :.

Watajis, l’étoile du soir.

Les deux roues de médecine que relie une spirale. La connexion avec son orenda. Ne prendre que le nécessaire et porter dans son dos, tout contre soi, sans les voir, les générations à venir. Veiller sur elles, et leur préparer le meilleur avenir possible.

Apprendre à découvrir toutes ses facettes, animus et anima, féminin et masculin, jour et nuit, sombre et lumineux.

Et Tirer la carte du corbeau , lui qui m’a toujours fasciné.

Cartes par Jamie Sams et David Carson

.: 8 ème Mère de Clan :.

L’histoire de la 8 ème Mère de clan, la Guérisseuse, m’accompagne.

Je l’ai écouté tardivement mais avec plaisir et j’ai ressenti toutes les connexions qui s’étaient mises en place pour en arriver à Elle. La figure de la Guérisseuse m’attire depuis mon plus jeune âge. Mais je n’ai jamais voulue pour autant devenir infirmière ou autre. Mon vrai attrait c’est la guérison des campagnes, l’utilisation de simples, d’argile, le savoir des grands mères, des rebouteux, les vieilles recettes, les petites magies du quotidien. La première figure marquante pour moi fut Iza la mère d’adoption d’Ayla dans le cycle des enfants de la Terre de Jean Mary Auel. C’est à partir de là que j’ai voulu apprendre.

Depuis, en apprenant seule ou en échangeant avec d’autres passionnées, souvent Femme il faut le dire, j’ai cheminé doucement et je ne cesse de m’émerveiller et de vouloir en savoir plus.

J’espère un jour pouvoir asseoir ce travail et en vivre en partageant, en transmettant, sur mes vieux jours?

Je poursuis ce cheminement des 13 mères originelles de Jamie Sams connectée à ce qui m’entoure tant bien que mal.