359/365: bleu-gris

Un bon brouillard épais…pourquoi pas! Pour finir 2016 cela me paraissait de bon ton. Une bonne chape silencieuse, le temps suspendu, les sons qui se répercutent à l’infini, la vision obstruée, et la texture de l’air comme du coton. Oui moi ça m’allait bien. Je suis sortie un peu savourer l’instant le temps de « l’immortaliser » et de respirer l’air épais et frais. Puis je suis rentrée, comme dans un cocon, j’ai dormi, roulée en boule, sur moi même.Une manière douce et réconfortante de laisser couler le temps. Et demain, qu’une nouvelle aube se lève!!!!

aho!

 

 

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358/365: boucler la boucle

il y a un an j’étais déjà là à cette période et je commençais à dépoussiérer cet espace, je lançais mon projet d’un article par jour. J’ai presque relevé le pari, il y a quatre jours où je n’ai pas écris dans les temps…je suis assez contente, de ne pas avoir baissé les bras….une petite victoire une!

Il y a un an déjà je savais qu’il me faudrait revenir ici, chez mon frère en Haute Savoie, pour boucler la boucle et clore cette année. Alors maintenant que j’y suis je sais que cela sera quelque chose de simple comme je les aime, à 4 ou 5, pleins de petites choses savoureuses à partager, la montagne, les étoiles, et une balade le lendemain si le temps le permet. Un début d’année en douceur, pour dire au revoir à 2016, qui ne nous a pas épargné.

et 2017 qui se profile promet d’être riche en épreuves! puisse t’elle l’être en réussites!

Alors que je m’apprête à boucler cette boucle ….je me laisse saisir par l’instant.

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357/365: rouler de nuit

Rouler de nuit, avec la musique à fond, seule, avec les décorations de noël clignotants dans un dernier soubresaut…Que le monde est beau.Il fait froid, il gèle, il n’y a personne.Je suis bien, là, à zigzaguer un peu, à regarder la forêt, à klaxonner pour effrayer le gibier.

En rentrant j’ai terminé de visionner BOYHOOD, de Richard Linklater. Un projet sur 12 années à filmer l’enfance, l’adolescence, du jeune Mason. Une belle histoire, banale ( plus ou moins), réaliste et poignante aussi. Le message du film, le final:   » on nous dit de saisir l’instant, mais c’est l’instant qui nous saisit… », j’aime assez.

Et dans les bonus Patricia Arquette ( femme sublime) parle de ces moments de la vie qui pour nous sont essentiels et qui viennent graduer, ponctuer le chemin ( diplômes, mariages…), mais qui, au final, ne sont pas les plus poignants, ni les plus importants.Elle évoque l’importance du quotidien, des bonheurs simples, qui nous saisissent et qu’il faut chérir, qu’il faut savoir ressentir, quand c’est le moment, quand ça se passe. L’atmosphère particulière de ces instants là…voyez vous?

Bref, ce film est pour moi une belle expérience, de laquelle je ne sors pas indemne…mais tout en douceur.

Je n’écris pas très bien ce soir, je balance tout cela comme ça me vient…boyhood

356/365: Profiter du soleil

Comment une petite balade, sous un soleil radieux, se transforme en gros coup de gueule…wp-1482956526696.jpg

Là, une petite récolte bien garnie, alors qu’on a nettoyé un tout petit coin du village, non loin des voies ferrées. Il y a peu il y a eu des travaux sur les voies…et on voit bien où était le coin picnic de ces messieurs. Dernièrement j’ai pu jeter tout ça sur leurs engins…mais là, plus d’engins sur lesquels transmettre le message  » bande de porcs » de manière plus ou moins subtile. Alors on a fait un tas, on s’est baladé, et après avoir récupéré un sac poubelle je suis remontée ramasser tout ça. Il y a encore deux sacs de plâtre éventré, avec leur plastique autour, a aller chercher… Pour ça, peut être une petite lettre à écrire à la mairie…

Et on a pas pu pénétrer la forêt, les chasseurs étaient bien nombreux et les tirs retentissaient…

Drôle de journée sous le soleil….

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353/365: tourbillon…

Tourbillon de pensées,  de réflexions, indigestion programmée. Trop de mots entendus, d’actes posés dont le sens m’échappent.  Je ne suis pas sûre de pouvoir transformer tout cela en quelque chose de constructif. Mais, la bienséance,mon éducation, font que je fais bonne figure et que je ne fais pas de scène….non je me retiens. On m’a dit que j’étais trop « absolue » comme personne…tiens!c’est une première…je réfléchis encore à comment je dois le prendre. 

En rentrant, la fumée d’une usine se découpait sur le ciel noir tout en se reflétant dans l’eau du lac …un moment parfait, suspendu , étrange, paradoxale comme je les aime. Ça m’a fait du bien cette vision pure, cette chose simple et poétique qui ne demande rien…

Et à présent,exténuée et malade, avachie dans un fauteuil à côté du feu, je suis là et absente à la fois, les chats miaulent au loin….trop loin….je ne suis plus là pour personne.

A nouveau:

352/365: le temps

Grain de sable malin qui regarde tomber
Un à un tes copains au fond du sablier
Grain de sable certain qui regarde passer,
N’oublie pas d’oublier que toi tu vas passer.

Le tunnel de verre qui s’ouvre sous tes pieds,
Va te faire rencontrer ton futur, ton passé.

Car le temps, lui n’attend pas
Non le temps, c’est ce moment là.
Oh, le temps, lui n’existe pas
Non, non, non le temps, est ce que tu en feras.

Grain de sable bébé qui fait des gros pâtés,
Avec sable mouillé qu’a laissé ton passé.
Tu attends la main reine qui tournera l’objet.
Tu attends, tu te crois toujours du bon côté.

Le tunnel de verre qui s’ouvre sous tes pieds,
Va te faire oublier ton futur ton passé.

Car le temps, lui n’attend pas,
Oh, le temps, c’est ce moment là.
Non, non, non le temps, lui n’existe pas.
Le temps, est ce que tu en feras.
Ce que tu en feras. (3 fois)
Passent les minutes, passent les secondes.

Une chanson à finir et qui n’en fini pas,
Tant ce grain qui n’tombe pas pourrait bien être toi.

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offrande de lait de riz et de biscuits au Matcha…une petite papillote bonus déposée par Mishka…Quête de sens, quête de rêves…

On a écouté Téléphone et dansé, mangé des gaufres et lu des histoires…quelque chose de simple, qui nous ressemble…demain repas de familles, ceux que je n’ai pu éviter.

Belle soirée à tous ceux qui liront ces lignes!

Puissiez vous passer de bons moments!

« Le temps est ce que tu en feras »

« Le temps c’est ce moment là! »

351/365: Don? Poison? Noël?

Je n’ai jamais trouvé d’homme si généreux

et si large à nourrir ses hôtes
que « recevoir ne fût pas reçu »,
ni d’homme si… (l’adjectif manque)
de son bien
que recevoir en retour lui fût désagréable.

Avec des armes et des vêtements
les amis doivent se faire plaisir ;
chacun le sait de par lui-même
Ceux qui se rendent mutuellement les cadeaux
sont le plus longtemps amis,
si les choses réussissent à prendre bonne tournure.

On doit être un ami
pour son ami
et rendre cadeau pour cadeau ;
on doit avoir
rire pour rire
et dol pour mensonge.

Tu le sais, si tu as un ami
en qui tu as confiance
et si tu veux obtenir un bon résultat
il faut mêler ton âme à la sienne
et échanger les cadeaux
et lui rendre souvent visite.

Mais si tu en a s un autre
de qui tu te défies
et si tu veux arriver à un bon résultat,
il faut lui dire de belles paroles
mais avoir des pensées fausses
et rendre dol pour mensonge.

Il en est ainsi de celui
en qui tu n’as pas confiance
et dont tu suspectes les sentiments,
il faut lui sourire
mais parler contre cœur ;
les cadeaux rendus doivent être semblables aux cadeaux reçus.

Les hommes généreux et valeureux
ont la meilleure vie ;
ils n’ont point de crainte.
Mais un poltron a peur de tout ;
l’avare a toujours peur des cadeaux.

Strophes de l’Havamàl, poème de l’Edda scandinave, cité par Marcel Mauss dans son « Essai sur le don: forme et raison de l’échange dans les sociétés archaïques », extrait traduit par Maurice Cahen.

Quelle lecture! juste avant noël…  » Du don et en particulier de l’obligation à rendre les présents », « les échanges et les contrats se font sous forme de cadeaux, en théorie volontaires, en réalité obligatoirement faits et rendus. »wp-1482523372591.jpg

quelle merveille que cet essai sur le don…un peu plus loin, je lis quelques lignes, page 255 pour être précise, qui me rappelle la rune Gebo, avec le don qui peut avoir un double tranchant… don ou poison.

De quoi réfléchir en ces périodes de fêtes, et de quoi éclairer le malaise que je peux parfois ressentir et qui m’a fait choisir cette année de ne pas me rendre dans certains repas…afin de ne pas me retrouver « empoissonnée » et prise au piège dans une contractualisation de la relation que je ne souhaitais pas! Merci Marcel!

et pour finir, la strophe 145 du même texte de l’Havamàl:

Il vaut mieux ne pas prier ( demander)

que de sacrifier trop (aux dieux)

Un cadeau donné attends toujours un cadeau en retour.

Il vaut mieux ne pas apporter d’offrande

que d’en dépenser trop.

Alors celle là, elle me parle!!!!Encore plus que tout le reste!