¤¤¤ Voyage ¤¤¤

une vidéo qui m’a interpellé…

Flippante et inspirante, qui me laisse un sentiment ambivalent mais que je ne peux m’arrêter d’écouter…

Méditation, inspiration et lâcher prise…..les maîtres mots de cette soirée de fin février…le passage vers mars se fait à travers un tunnel de son et d’images…je pars.

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60/365 : suera ou suera pas?

ça m’appelle….j’ai bien envie de retourner participer à une hutte de sudation, à une cérémonie Inipi….L’expérience avait été vraiment époustouflante, physiquement éprouvante, mais à la fin de la journée je ne voulais plus que cela s’arrête.

Tout d’abord arriver tôt, dans un endroit magnifique. Faire nos petits sacs d’offrandes avec du tabac et des tissus colorés, avec quelques habitués qui déjà chantent et jouent du tambour.Ensuite partir chercher les pierres du foyer, le bois et l’eau, chacun à un rôle à jouer, chacun est utile…puis pour finir les couvertures pour mettre par dessus la structure de la hutte. Deux gardiens sont désignés: un pour le feu et les pierres du foyer, il amène des pierres dans la hutte à chaque passage de « porte », l’autre gardien s’assure que tout se passe bien pour nous, apporte à boire, et accueille ceux qui ne peuvent poursuivre.

Se déshabiller…circuler autour de la hutte, poser tout ce qui peut être posé…

Pénétrer dans la hutte.Il ne fait pas noir encore, puis les premières pierres, et l’eau et le crépitement…Et la porte qui se ferme…..Noir complet, à même la Terre, dans le ventre de la Mère.

être presque nue, dans le noir, au milieu de frères et de sœurs que je ne connais pas, et que je connais.

Saluer chaque nouvelle pierre du foyer par un AHO bien sonore…

Et les chants de la première porte si instinctifs et viscéraux, improvisés….et l’envie de crier, et crier!

La folie de la deuxième porte qui me fait croire que je suis capable de jouer du tambour, de tenir le tempo, un tempo, malgré le poids de l’instrument, du bâton, et la chaleur écrasante déjà. Finir couchée sous le tambour.

me forcer à ne pas tourner le dos au foyer pour chercher de l’air derrière moi, sous les peaux.

La troisième porte et les pourquoi, pourquoi je m’inflige cela? Et cette fille qui invective je ne sais qui, qui semble souffrir mille morts, cette autre qui pleure et qui n’ira pas plus loin…et une voix qui chante, toujours, qui tient, que je suis.L’eau qu’on se passe et qu’on engloutie avec volupté.

et la quatrième porte…et là l’apaisement, l’abandon de soi, et l’acceptation de se laisser aller contre le corps de l’autre, que je ne vois pas, que je ne sais pas…et la communion, la confiance. Tout est simple à présent…je veux rester là simplement, et que la porte ne s’ouvre pas.

Mais elle s’ouvre, et il est 17 heures…Nous sommes rentré vers les 11 heures…à jeun.

S’allonger dans l’herbe fraîche, regarder les autres hébétés comme moi, leurs sourires, le mien. S’asperger d’eau froide, regarder ce qui m’entoure.C’est beau, c’est simple.

Ranger les couverture et voir cet espace au grand jour à nouveau :  un trou au milieu d’un cercle de terre battue et tous nos petits sacs multicolores suspendus qui battent dans le vent, qui resteront jusqu’à ce qu’ils s’usent et tombent.

Finir par le partage de la nourriture…des mets savoureux, et qui nous ressemble, chacun ayant apporté, cuisiné quelque chose.

S’attarder car il fait beau et chaud, se promettre de revenir très bientôt…

C’était il y à un an passé déjà…je crois que je vais y retourner bientôt.

59/365 :Mer de Pierre

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Aujourd’hui, journée à la Mer de Pierre….ancienne carrière de grès de 1 km sur 200 mètres…d’où furent extrait un certains nombres de meules et autres joyeusetés…sans doute au temps des Eduens…

Je me suis allongée, le cul dans la mousse bien humide, et le visage tourné vers le soleil…j’ai couru au milieu des roches et mesuré mon agilité aux pierres séculaires, fait quelques copeaux pour le plaisir de tailler le bois. Découverte de quelques trésors cachés, et d’un arbre très burtonesque.Aujourd’hui nous étions en petite troupe, avec trois marmots qui étaient aussi heureux et émerveillés que nous de toucher la mousse, d’entendre les oiseaux, et de voir de beaux chevreuils!

Les pauvres chevreuils qui nous tournaient autour, poursuivis par les chiens de chasses…on a jamais vu les chasseurs mais on à tout fait pour brouiller les pistes. Et ramener quelques déchets qu’il avaient « oubliés » dans la forêt à leur cabane de chasse…on fait ce qu’on peut quoi….quelques messages seront peut être passés?!

La prochaine fois on part à pied de la maison. Et bientôt on y repasse une nuit..

58/365 :

 

ça sent le renouveau, ça sent le printemps…La roue tourne, pas toujours comme on l’attends, mais elle tourne encore!

L’odeur de l’air est différente, le vent charrie de belles promesses…

L’envie de gratter la terre revient, et l’envie des cueillettes et récoltes avec.

La lumière aussi change, et le chant des oiseaux est de plus en plus présent.

La tambouille de sorcière va reprendre.

57/365 : Jabberwocky …liberté!!!

Il était reveneure ; les slictueux toves

Gyraient sur l’alloinde et vriblait :

Tout flivoreux allaient les borogoves ;

Les verchons fourgus bourniflaient

« Prends garde au Jabberwock, mon fils!

A sa gueule qui mord, à ses griffes qui happent!

Gare à l’oiseau Jujube, et laisse

En paix le frumieux Bandersnatch! »

Le jeune homme, ayant pris sa vorpaline épée,

Cherchait longtemps l’ennemi manziquais…

Puis, arrivé près de l’Arbre Tépé,

Pour réfléchir un instant s’arrêtait.

Or, comme il ruminait de suffêches pensées,

Le Jabberwock, l’œil flamboyant,

Ruginiflant par le bois touffeté,

Arrivait en barigoulant.

Une, deux! Une, deux! D’outre en outre!

Le glaive vorpalin virevolte, flac-vlan!

Il terrasse le monstre, et, brandissant sa tête,

Il s’en retourne galomphant.

.:Lewis Caroll:.

J’aime ce qui est énigmatique, et qui en même temps a assez de sens pour permettre à l’esprit de vagabonder, de s’évader, de former ses propres images…

Pas de pré mâché, pas de pré digéré, un univers où tout est possible…pas de limite, pas de barrière, pas de frontière!Je me nourris de ces mots, je jubile et je rêve…

Thiéfaine, Bashung, Lewis Caroll, Led Zep,Higelin, Nirvana…j’aime essayer de comprendre pourquoi tel mot et pas un autre, ou alors je me laisse complètement aspirer par la mélodie et le rythme des mots…

Des images défilent et je vis dans une autre réalité…Je me sens libre, et j’en veux encore plus ( de liberté) en écoutant, en lisant ce genre de textes…j’ai faim d’autre chose, d’horizons toujours mouvants…

LIBERTEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEE (mon cul!? mais c’est une autre histoire!)

56/365: double….

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par Cécile Dormeau

Je suis double.

Je suis punk.

Je suis Hippie.

Je pense NO FUTUR.

Je pense Colibri.

J’ai la haine.

J’ai la foi.

Je pogotte.

Je mets des fleurs dans mes cheveux.

J’y crois plus.

J’y crois encore.

Teinture.

Henné.

Crête.

Dreads.

Fuck.

Love.

Je fais des doigts d’honneur.

Je serres dans mes bras.

Je suis Femme, je suis gémeaux, je suis tigre, je suis cerf….je me rends folle parfois!

Mais cette nature double, duelle, que j’expérimente chaque jour, j’ai l’impression qu’elle me rapproche encore plus d’Elle, de la Grande Terre Mère…Sa nature est sauvage, indomptable, parfois cruelle, souvent impénétrable, tellement fragile mais tellement forte aussi…Naissance et mort, douceur et âpreté, tout ce qui vit à son pendant, ni bien ni mal…

That’s the way….

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par Cécile Dormeau

55/365 : sans voix

je rentre de Haute Savoie et je voudrais déjà y retourner…être au milieu des montagnes dans un petit chalet d’une pièce…Pas de ménage, peu d’espace, l’horizon à un pas, des sentiers de randonnées sans fin…

Envie de me perdre, de marcher jusqu’à m’en user les pieds et le cerveau.Je ne veux pas rentrer….j’ai besoin d’air et de liberté, de vie simple et d’un bon thé sur les marches de l’escalier, un bon pull sur le dos, et la tronche en vrac….sans en avoir rien à faire!

dès que possible je me l’autorise à nouveau Déesse, et je savourerais chaque instant de cette déconnexion.

Bon j’ai une prune à payer….et je viens de me faire avoir de 30 euros….relativise ma fille, l’argent, l’argent….l’argent….. quelle invention d’esclavagiste…

54/365 : encore une femme

encore une, encore une blessée dans sa chair, son âme, sa vie…

ENCORE!

je le sais pourtant, cela fait longtemps…

une pétition avait circulé il me semble à la manière du manifeste des 333 salopes, pour dénoncer les violences faites aux femmes. Aujourd’hui je me demande si faire l’inverse ne serait pas plus marquant, tant il me semble qu’il y a moins de femmes qui n’ont pas été violenté, harcelé, malmené que le contraire…

Nous sommes si nombreuses à souffrir des années, à porter en nous les stigmates de quelques gros connards de passages ou plus ou moins installés…Et le pire dans tout ça c’est que nous nous sentons bien souvent coupable…

De mon côté, j’ai toujours l’habitude de dire que j’ai été abusée…comme si on m’avait fait un tour de passe-passe, comme si l’autre était un espèce de renard rusé qui m’avait joué un bon tour….et pourtant ça fait 13 ans maintenant!

Mais je porte ça en moi, c’est une partie de moi et je vis avec…

J’ai jamais porté plainte, je me suis fais du mal, je me suis punis, je me suis détruite, et j’ai refais surface, avec un peu plus de honte encore d’avoir voulue me faire mal…et ma sexualité qui a jamais sera marqué de haut et de bas et de dégout de soi…peut être, peut être pas.

et j’observe,et  j’écoute et et j’accumule en moi les témoignages dégueulasses de mes amies, des connaissances plus ou moins lointaines qui croisent ma route, et je me dis ENCORE!!!!ENCORE DES FILLES QUI SOUFFRENT! Et celle ci qui en parle et à qui on dit qu’elle l’a cherché, qu’elle était à poil avec lui après tout…et celle ci avec toutes ces années de dépression, le surpoids, la haine qu’elle porte toujours en elle et qu’elle dirige contre ceux qu’elle aime le plus au monde….je pleure pour toutes ces femmes que l’ont blessent, un peu aussi sur mon adolescence gâchée, et je voudrais que …pff que ça s’arrête?

que faire…

Commencer par aller témoigner sur paye ta shnek et me noyer dans la multitude…

http://payetashnek.tumblr.com/

ET puiser de l’espoir dans la musique et les textes de DOMINIQUE A