169/365: work in progress

Je prépare mon passage…le passage dans la trentaine. Demain c’est le grand jour. Du coup je joue ma kitchen witch et je prépare en musique, en dansant, quelques tartes au fromage blanc et épices, des salades de fruits jolies jolies… Je règle les derniers détails de ma playlist ( 19 heures de musique, je suis frustrée de savoir qu’on écoutera pas tout et j’ai envie d’en mettre encore et encore!) et de l’organisation. Cette après midi on monte le chapiteau marocain et les guirlandes ginguettes multicolores. L’endroit est paradisiaque, en pleine campagne, en haut de la colline, un espace clôt avec salle des fêtes qui ressemble à une petite maisonnette, plein de terrain pour camper. Autour : près et forêt, vue à couper le souffle! manque plus que le soleil, mais il est là de temps à autre, on s’en contentera.

Je rêve d’allumer un grand feu, et c’est possible, il y a une dalle!

Je me prépare à ces instants comme avant un rituel, envie de me purifier, de me vider et de m’emplir à nouveau…. J’espère aussi transmettre un peu de moi, offrir beaucoup à tout ceux qui seront là…que chacun puisse être celui qu’il est, dans un instant hors du temps! on ne sera pas en cours, au boulot, en stage, en famille ou entre ami, mais dans un espèce de meltingpot  duquel pourront naître beaucoup de surprises.

j’espère que rien ne manquera.

Mon amie sorcière me rejoins demain en début d’aprem pour arranger une atmosphère propice et accueillante! je lui fais confiance pour m’épauler et y mettre encore plus de magie. On a pas tous les jours 30 ans, et l’occasion de se réunir ainsi! Je pense rapporter quelques jolies photos de l’ambiance à partager ici.

Et la danse, et le partage…

Je me sens sorcière en préparant ce moment… tellement!

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Emilie Balivet

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ce soir, festival de danse trad’ à la grange rouge…un rendez vous que je n’aime pas manquer.

Je dédie cette soirée et chacun des pas de danses effectués à Dea et à tous ces visages, mais surtout à la Grande Terre Mère. Le lieu du festival est en pleine nature, les installations en bois, en toile, de vrais parquets de danse.

Comme d’habitude, je n’ai réussi à convaincre personne de nous accompagner, mais quelque part ça m’est égal! je n’aurais pas  à me soucier d’autrui et je pourrai être moi même et m’abandonner aux rythmes, et aux personnes avec qui je danserais…lâcher prise /lâcher prise! je vais essayer cette année de me laisser guider!lol, pas gagné!

La danse trad’ est pour moi une métaphore de la vie, des cycles, des relations humaines…

on s’enroule, on se déroule, on se rencontre, on s’éloigne, en cercle: serrés ou relâchés, en duo, en trio, seule, on se jauge, on s’accepte, on s’oublie, on se rejette…

Enfin, à chaque fois je me sens transformé le temps d’une soirée.

♫♪

160/365 : Ruth Sandford

Hier, j’ai pris des décisions, mis un pied dans un nouvel univers et appris beaucoup sur moi même…

Une personne ma conseillé un texte, alors que je me décrivais comme un papillon virevoltant et peinant à me poser, éparpillée, dispersée, éclatée…

Voilà ce texte :

« Une personne compatissante, voyant un papillon lutter pour se libérer de son cocon, et voulant l’aider, écarta avec beaucoup de douceur les filaments pour dégager une ouverture.

Le papillon libéré, sortit du cocon et bâtit des ailes mais ne put s’envoler.
Ce qu’ignorait cette personne compatissante c’est que c’est seulement au travers du combat pour la naissance que les ailes peuvent devenir suffisamment fortes pour l’envol.
Sa vie raccourcie, le papillon la passa à terre. Jamais il ne connut la liberté, jamais il ne vécut réellement ».

Apprendre à aimer la main ouverte est une tout autre démarche.

C’est un apprentissage qui a cheminé progressivement en moi, façonné dans les feux de la souffrance et les eaux de la patience.

J’apprends que je dois laisser libre quelqu’un que j’aime, parce que si je m’agrippe, si je m’attache, si j’essaie de contrôler, je perds ce que je tente de garder.

Si j’essaie de changer quelqu’un que j’aime, parce que je sens que je sais comment cette personne devrait être, je lui vole un droit précieux, le droit d’être responsable de sa propre vie, de ses propres choix, de sa propre façon de vivre.

Chaque fois que j’impose mon désir ou ma volonté, ou que j’essaie d’exercer un pouvoir sur une autre personne, je la dépossède de la pleine réalisation de sa croissance et de sa maturation. Je la brime et la contrecarre par mon acte de possession, même si mes intentions sont les meilleures.

Je peux brimer et blesser en agissant avec la plus grande bonté pour protéger quelqu’un.

Et, une protection et une sollicitude excessives peuvent signifier à une autre personne plus éloquemment que des mots « tu es incapable de t’occuper de toi-même, je dois m’occuper de toi parce que tu m’appartiens. Je suis responsable de toi. »

Au fur et à mesure de mon apprentissage et de ma pratique, je peux dire à quelqu’un que j’aime : « Je t’aime, je t’estime, je te respecte et j’ai confiance en toi. Tu as en toi ou tu peux développer la force de devenir tout ce qu’il t’est possible de devenir, à condition que je ne me mette pas en travers de ton chemin. Je t’aime, tant que je peux te laisser la liberté de marcher à coté de moi, dans la joie et la tristesse.

Je partagerai tes larmes, mais je ne les éloignerai pas de toi ; je m’efforcerai d’écouter ce que tu veux dire, avec tes paroles à toi, mais je ne serai pas toujours d’accord avec toi.

Parfois je serai en colère, et quand je le serai, j’essaierai de te le dire franchement, de façon à ne pas avoir besoin  d’être irritée de nos différences, ni de me brouiller avec toi.
Je ne peux pas toujours être avec toi ou écouter ce que tu dis, parce qu’il y a des moments où je dois m’écouter moi-même, prendre soin de moi.

Quand cela arrivera, je serai aussi sincère avec toi que je pourrai l’être. »

Ruth SANDFORD – poéte américaine née en 1906.

J’espère qu’il parlera à d’autres autant qu’à moi…

Effet Papillon

Effet Papillon♥photo ancienne, que je ressors de mes archives…un papillon gelé que j’avais réchauffé ^^’

155/365: Liane

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Joann Sfar

Ce soir, difficile d’écrire, de réfléchir!mon cerveau est en mode off…faire à manger est une corvée, le ménage est à faire c’est désespérant…et je me traine!je me traine!

et cette éclaircie qui ne vient pas, le feu qui crépitais encore hier dans le poêle…l’éclaircie!donnez nous l’éclaircie!

https://tellusmater.wordpress.com/2013/05/22/que-ca-seclaire-donnez-moi-leclaircie/

après trois semaines non stop à aller en cours, en voiture qui plus est, je suis lessivée! mais aujourd’hui est un grand jour! on a terminé officiellement notre 2ème année! la 3ème commence le 27 juin, avec entre temps une épreuve certificative et quelques jours de pur glandouille! bien mérités!

Un cycle s’achève et ce soir je me fais Liane, je puise mes ressources de la terre et d’un hôte accueillant, je m’enroule et m’accroche, je tisse ma trame végétale et me repose un peu.

149/365:Lunes rouges de mai

Le soulagement

comme l’orage après la journée de chaleur écrasante

La libération

comme la pluie sur la terre qui craquèle

La surprise

que l’on attendais plus et qui surgit sans prévenir

Le sang

sombre au départ, qui s’éclaircit avec le temps

La douleur

acceptée et domptée, chevauchée et apprivoisée

La coupe

qui se remplit lentement

Le corps

qui se détend et qui relâche la pression

Lunes Rouge de Mai, sous la pluie battante

 

146/365: quand rien ne se passe comme prévu…

ben on s’adapte, on avise, on improvise…

J’écoute ces magnifiques chants enregistrés par les frères Lomax. Chants d’esclaves, de prisonniers, de labeur, rythmer la douleur, unir ses forces, crier sa révolte et sa souffrance…

j’avais prévu tout autre chose, mais rien ne se passe comme prévu, les choses s’effacent, l’esprit se lasse. Trop bataillé aujourd’hui, pour rien, pour trois fois rien…mais j’ai tout donné à ne pas me laisser submerger et à prendre les choses avec humour et philosophie.

Alors là, je lâche prise, j’accepte, je rends les armes et me vide l’esprit avec ces magnifiques chants d’hommes d’un autre temps, si proches grâce à leurs voix captées magistralement.

 

140/365 : Wunjo

wunjo bois

Je chemine toujours avec les runes….dernière rune du premier Aett, Wunjo m’accompagne aujourd’hui …

Elle m’enseigne a garder la tête haute dans les épreuves, à garder espoir et foi en mes capacités à faire changer les choses!

Je suis glace au soleil,

et bonheur fragile à saisir.

Mille explosions de couleurs après l’orage.

Je suis l’impermanence de toutes choses

et l’acceptation des épreuves.

Les rayons du soleil à travers les nuages.

Je suis le pouvoir de changer le monde.

Trouve ce pouvoir, il réside en toi!

AHO

138/365 : Je ne veux vivre que des moments sublimes…

J’ai aimé entendre Michel Fau parler de la mélancolie sur France Inter…

Grande lucidité du mélancolique.

Ne vouloir vivre que des moments sublimes et être sans cesse confronté à l’impossibilité de toujours  » voler au dessus du sol ».

« Morfler, mais renaître de ses cendres »?

Et surtout:  » tout ce qui arrive est adorable » Citation de Léon Bloy.

Mais aussi… » la mélancolie c’est bien » comme dirait monsieur Arne Vinzon…

Une vidéo d’Agnès Obel pour illustrer le tout…la mélancolie c’est ça…

C’est des odeurs qui ramènent loin en arrière, le souvenir d’une règle fluo que je mordillais en CE1, un coucher de soleil sur Pannecière, une soirée autour du feu, des cheveux longs et rouges, un scooter qui rend libre, les premières bières, le premier pétard, la première fois que j’ai écouté Thiéfaine, des amis qu’on ne voit plus, une journée à poil au bord de l’eau, des réunions de familles, des paëlas, des rochers, des rivières, les brocantes tôt le matin pour se faire trois sous, les vendanges, les cailloux qu’on ramasse parce qu’ils brillent un peu, qu’ils ont une forme spéciale, manger des bols de céréales en rentrant de l’école, rentrer à pieds en faisant le cri de la chouette jusqu’à ce que la tête me tourne, traverser la forêt pieds nus, manifester, se croire invincible, y croire, rêver que je vole, chanter à tue tête sur la terrasse de mon père et être applaudie par les voisins hilares, faire des ronds de fumées tout un après midi dans ma chambre avec mes ba^tons d’encens, lire avec une bande son qui devient indissociable même si complètement décalée avec le sujet, me réveiller avec la musique à fond, m’endormir avec la musique un peu moins à fond, jouer de la gratte, battre le djembe, découvrir la sensation de jouer, de partager, des flocons de neiges, de la neige partout, en avoir jusqu’aux genoux, et du coup ne pas aller en cours….

se rappeler qu’il faut vivre l’instant, pour y rêver plus tard…avec mélancolie!

26/365: moment de répit

Quand même sans musique, la vie serait moins agréable à vivre…plus de frissons, d’envie de chanter si fort que la voix se casse,de fermer les yeux et de se laisser aller….Plus de corps qui bouge en rythme, de corps qui ondule, de corps qui se bousculent…

Cette chanson de Damien Rice pour moi, c’est la vie, c’est l’appel de l’aventure, de la Femme Sauvage en moi…..C’est une partie de tout ce qu’il y à de plus beau en ce monde….

Juste lâcher prise et apprécier la vie….des volutes de fumée, un ciel étoilée, le froid qui pince, le soleil qui réchauffe, le vent qui nettoie tout, la neige silencieuse et duveteuse, la pluie qui tape le velux, qui frappe les toits…