Les petits cailloux de la semaine une….

Une spirale sur une face….le cycle…. et le chemin de vie….l’introspection aussi,le nombril du monde. 

Le chaudron…. là où la transformation a lieu… espace de tous les possibles, utérus primordiale, outil de sorcière, volutes de fumée qui montent vers le ciel.

Berkano…rune de la Mère, de la Grande Déesse … rune du bouleau…rune guérisseuse….de la fertilité. 

Deuxième face du second caillou….la graine qui germe….Après la longue attente…les espoirs récompensés, les rêves réalisés, les efforts ont porté leurs fruits.

Deux petits cailloux aux faces complémentaires,  deux amulettes pour une Fille de Cerridwen… le colis se termine doucement….depuis samhain…il est temps!!!!

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351/365: Don? Poison? Noël?

Je n’ai jamais trouvé d’homme si généreux

et si large à nourrir ses hôtes
que « recevoir ne fût pas reçu »,
ni d’homme si… (l’adjectif manque)
de son bien
que recevoir en retour lui fût désagréable.

Avec des armes et des vêtements
les amis doivent se faire plaisir ;
chacun le sait de par lui-même
Ceux qui se rendent mutuellement les cadeaux
sont le plus longtemps amis,
si les choses réussissent à prendre bonne tournure.

On doit être un ami
pour son ami
et rendre cadeau pour cadeau ;
on doit avoir
rire pour rire
et dol pour mensonge.

Tu le sais, si tu as un ami
en qui tu as confiance
et si tu veux obtenir un bon résultat
il faut mêler ton âme à la sienne
et échanger les cadeaux
et lui rendre souvent visite.

Mais si tu en a s un autre
de qui tu te défies
et si tu veux arriver à un bon résultat,
il faut lui dire de belles paroles
mais avoir des pensées fausses
et rendre dol pour mensonge.

Il en est ainsi de celui
en qui tu n’as pas confiance
et dont tu suspectes les sentiments,
il faut lui sourire
mais parler contre cœur ;
les cadeaux rendus doivent être semblables aux cadeaux reçus.

Les hommes généreux et valeureux
ont la meilleure vie ;
ils n’ont point de crainte.
Mais un poltron a peur de tout ;
l’avare a toujours peur des cadeaux.

Strophes de l’Havamàl, poème de l’Edda scandinave, cité par Marcel Mauss dans son « Essai sur le don: forme et raison de l’échange dans les sociétés archaïques », extrait traduit par Maurice Cahen.

Quelle lecture! juste avant noël…  » Du don et en particulier de l’obligation à rendre les présents », « les échanges et les contrats se font sous forme de cadeaux, en théorie volontaires, en réalité obligatoirement faits et rendus. »wp-1482523372591.jpg

quelle merveille que cet essai sur le don…un peu plus loin, je lis quelques lignes, page 255 pour être précise, qui me rappelle la rune Gebo, avec le don qui peut avoir un double tranchant… don ou poison.

De quoi réfléchir en ces périodes de fêtes, et de quoi éclairer le malaise que je peux parfois ressentir et qui m’a fait choisir cette année de ne pas me rendre dans certains repas…afin de ne pas me retrouver « empoissonnée » et prise au piège dans une contractualisation de la relation que je ne souhaitais pas! Merci Marcel!

et pour finir, la strophe 145 du même texte de l’Havamàl:

Il vaut mieux ne pas prier ( demander)

que de sacrifier trop (aux dieux)

Un cadeau donné attends toujours un cadeau en retour.

Il vaut mieux ne pas apporter d’offrande

que d’en dépenser trop.

Alors celle là, elle me parle!!!!Encore plus que tout le reste!

274/365 : et Othalaz?

J’ai un gros souci avec les trois dernières runes du futhark.

C’est la première fois que cela m’arrive!

je pense que je vais devoir creuser tout cela, et prolonger mon voyage trois semaines supplémentaires! Refaire une semaine de plus pour chacune des trois dernières runes!

Lorsque je travaillais avec ingwaz et Dagaz les deux se superposaient, se confondaient….ensuite je passe la semaine tranquille avec Ingwaz, puis celle avec Dagaz…et j’annonce que ça y est s’est terminé! Je suis complètement bloquée sur cette fin de futhark! je m’emmêle les pinceaux! je ne m’en sors pas!

Au secours!

Je vais aller chercher de l’aide sur la Toile Du Wyrd! Peut être que de vieux compagnons de route me donneront des pistes de compréhensions! et ça sera l’occasion ed créer un nouveau post! tout frais tout neuf! après des années!

273/365: la musique de cette journée

Une journée toute en haut d’une colline, avec une poignée de musiciens, à échanger autour de nos influences, de nos goûts musicaux, avec les deux marmots dans les parages qui jouent tranquillement ( ou pas). Un moment sympa devant la baie vitrée à regarder les nuages défiler, les éclaircies venir puis repartir aussi vite, la pluie tambourinant aussi régulièrement la dalle de la terrasse. Une journée en équilibre entre ciel et terre, bien dans son corps, dans sa tête, avec des personnes qui font du bien. C’est assez rare pour venir en parler ici…et le célébrer! Lorsqu’on a écouté ( et regardé) ce morceau, serré les uns contre les autres à admirer la prouesse musicale et technique, c’était juste bien! Comme un retour en arrière, quand la seule chose qui occupait ma vie était ma chambre et ma chaîne stéréo, mes CD et les sons qui me plaisaient tournant en boucle. Je me revois encore, de jour comme de nuit, assise sur le plancher…Jusqu’à ce qu’en bas, mes proches me crie de « changer de disque » justement!

Et plus qu’un seul jour avec Dagaz, et donc la fin de ce nouveau cycle de cheminement runique…ce morceau correspond également très bien avec cet état de fait….je trouve….

264/365 :  ingwaz

Rune du Dieu Ing,  époux de la Grande Terre Mère …Ingwaz est, pour moi, équilibre, complémentarité, rencontre du masculin et du féminin… une rune d’equinoxe…d’aube et de crépuscule …ni le feu, ni la glace ne l’emportera, les deux sont nécessaires au chercheur pour comprendre le monde qui l’entoure… enfin…je me sens bien avec ingwaz maintenant que je suis disponible pour recevoir son enseignement, pour m’ouvrir à nouveau aux signes et aux subtilités des messages du futark.

Pour finir, c’est dans un état de profond épuisement que je termine cette journée… demain je défends plusieurs projets auprès de la cheffe de service. ..puisse ingwaz me porter et permettre à ces projets de voir le jour.

255/365:lâcher 

Cette semaine je dois essayer de lâcher prise…d’attendre que les choses se présentent à moi sans chercher à trop anticiper les problèmes avant qu’ils n’adviennent . Je devais cheminer avec ingwaz la semaine dernière mais je n’ai pas pu me concentrer plus que ça. Othala et ingwaz se superposaient l’une sur l’autre dans mon esprit… alors,premier lâcher prise,je me suis imposée une pause dans mon cheminement runique le temps de mes deux semaines de cours. Ma tête est ailleurs…

Et ce soir mon fils devrait être rentré depuis une heure,et j’essaie de refouler les vagues de colères qui m’envahissent et je l’imagine tout prêt à aller au lit… en croisant les doigts,je relativise. ..j’essaie… 

J’ai pris rdv pour lui chez un osteo/naturopathe….pour voir! Le retaper après sa belle pharyngite et essayer de booster ses défenses immunitaires… je tiens bon contre vents et marées pour éviter les antibios,mais que c’est dur!déjà parce qu’il n’en peut plus!ensuite pour le regard des gens qui me jugent… indigne?…car pourquoi laisser les choses se faire quand une molécule pourrait faire  passer tout ça plus vite?

Enfin…du tout pis rien d’une fille de la terre qui est avant tout une mère et qui cherche à élever son fiston naturellement, éthiquement, dans le respect de ce qu’il est. 

245/365: to be or not to be

That’s the question….

La gniak j’l’ai pu ce soir. Un mignon petit exéma s’installe entre mes doigts! Somatise pas qu’y disait! Facile à dire, quand on est et qu’on reste une espèce de feu follet virevoltant, toujours avec une préoccupation en tête, un peu trop speed et à fleur de peau… Tout est important ce soir! du vomit du chat qui m’a empêché de plancher alors que j’avais des heures seule devant moi, à la toux du fiston qui ne se calme pas ( la rentrée quoi!), au linge qui s’accumule derrière moi, au ménage qui attend en roulant sa poussière et poils de chats, à la journée de demain riche en anniversaires, et donc en dépenses quand l’argent vous file entre les doigts, à tout ce que je voudrais faire et qui ne tient jamais dans une seule journée, à mon envie de relativiser mes petites misères quand je vois celles de ceux que j’accompagne, sans un bout de pain à se mettre sous la dent, qui dépendent entièrement de nous et de notre badge ouvrant le frigo divin…tout se mélange et devient une espèce de bouillit informe!

Et voilà, qu’après des années de partage et de cheminement j’en viens à me demander où est ma place…Arrêter, poursuivre? Tenir, céder?Dois je tourner le dos à des années de cheminement, à toute une communauté? où dois je me fondre dans le moule pour ne plus sentir l’isolement? pourquoi est ce si dur pour moi de me rallier à la majorité? je veux garder ma liberté, ma particularité! Solitude!

que me dirait Laguz de tout cela? ma douce, ma bleue, ma rune du moment?Lol…elle me dit que le chercheur rencontre l’incertitude et des moments de doutes qui donnent le sentiment de ne plus gouverner sa vie. Elle me dit qu’il faut lutter et tenter de garder la tête hors de l’eau, de nager, vers un rivage qui ne sera peut être pas celui attendu.Mais rien n’est définitif, et ces épreuves sont la voie du wyrd…ce qui doit être, EST, ce qui est à vivre doit être vécu.J’en ressortirai polis, ronde et douce? ou plus à vif? La voie est sous mes pieds dirait Bouddha, advienne que pourra!

une chanson pour Laguz

240/365: Mannaz

Il y a trois ans de cela…

pour moi Mannaz ce fut la passion, le coeur, le feu du foyer, les liens indissolubles à entretenir, la protection de ceux que l’on aime, et de ce que l’on aime!
et aussi une certaine réflexion au delà de tout cela…pour ne pas que les liens étouffent, qu’ils soient solides mais souples, avoir une certaine indépendance pour mieux pouvoir soutenir ma partie, maintenir un équilibre….

Cette année, Mannaz fut aussi les liens qui naissent, qui s’enchevêtrent, qui se testent pour voir jusqu’où nos ressemblances nous rapprochent.Ce dernier jour en sa compagnie, ce weekend même, fut aussi chargé que deux semaines entières. Il y à des moments comme ça où l’on vit deux vies en une, où le temps qui passe perd de sa substance, où les repères sont troublés, et quand on y repense, quelques temps plus tard, on ne se souviens plus que tout cela ne s’est passé que sur deux jours. J’aime assez cette sensation.

Entre cigale et fourmi.

234/365: …juste faire hennir…

La semaine dernière ehwaz était ma compagne, et j’ai passé cette semaine à tenter de maîtriser mes émotions, à méditer sur ce que je ressentais et ce que je devais en montrer ou pas!J’ai eu du mal à me maîtriser, à me détendre, et à ne pas exploser…certains en furent témoins….^^’J’étais un cheval fou ( une jument folle) écumant intérieurement et désirant ruer à n’en plus finir…

aujourd’hui, je me saisis de Mannaz, et je ressens un apaisement, une énergie et une certaine plénitude qui sont un soulagement…quelle paix après la semaine passée.

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B.froud

Je ressens les liens avec ceux qui m’entoure et à nouveau j’ai le besoin d’en prendre soin. J’ai envie de faire vibrer les cordes sensibles qui nous relient les uns aux autres sans trop les tirailler, sans trop tester leur résistance, à nouveau je les caresse et je tente de les faire sonner harmonieusement sans les faire friser, couiner.
En parlant de cordes qui frisent, je me demande quand je vais avoir le temps de répéter le morceau de Johnny Cash qu’on joue samedi…
Et Higelin m’accompagne et enchante la fin de ma journée de sa folle poésie.
Voici mon message
Cauchemars, fantômes et squelettes
Laissez flotter vos idées noires
Près de la mare aux oubliettes
Tenue du suaire obligatoire

J’en suis rendue à 234 post depuis janvier, et je regarde le chemin parcouru sans trop y croire…cette aventure me plaît, et il n’est pas toujours facile de s’y tenir coûte que coûte…ET QUE LE TEMPS PASSE VITE!