Nouveau départ

Ne faire qu’Un avec le Grand Tout
Être eau et s’écouler doucement
Être feu et brûler avec ardeur
Être air et se diluer dans le vent
Être terre et s’enfoncer profondément
Être tout et rien à la fois
Être ici ou être là
Mais toujours être sûre que je fais partie de l’Univers, de ce Grand Tout
Je suis lui et il est moi
Jamais seule, une et indivisible
Je me confond dans la nuit étoilée qui m’appelle, me réclame
Je me brûle aux rayons du soleil, et je vois loin.

 

Puise la Déesse aux mille visages veiller sur vous, sur votre sommeil, sur vos jours, sur vos amours.
Puisse t’Elle étendre ses ailes au dessus de vous et guider vos âmes avec sa torche portée haut et droit devant.

 

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363/365: ambiance sonore

C’est donc aujourd’hui que je partage ici une ambiance sonore..celle de Bernie Krause, ancien musicien professionnel ayant collaboré avec les Doors ou les Beach Boys, et qui aujourd’hui écoute le maïs pousser, se frotte au puma, et se retrouve au milieu de deux meutes de loups qui hurlent presque par hasard. Tout ça il l’enregistre…et c’est beau!!!!

3 émissions pour le découvrir et s’immerger dans un monde animal d’une sonorité envoûtante :

https://www.franceinter.fr/embed/player/aod/80cf2b26-f7a3-4aba-b0fe-819eac0540ea

https://www.franceinter.fr/embed/player/aod/a3133423-17a6-4124-afd8-1c5ffc1beb76

https://www.franceinter.fr/embed/player/aod/6f2837c2-468a-424d-8730-536dcf508ad2

Il va aussi écouter la mer:

son site avec pleins d’enregistrement de plusieurs minutes…tous splendides!

=> http://www.wildsanctuary.com/

357/365: rouler de nuit

Rouler de nuit, avec la musique à fond, seule, avec les décorations de noël clignotants dans un dernier soubresaut…Que le monde est beau.Il fait froid, il gèle, il n’y a personne.Je suis bien, là, à zigzaguer un peu, à regarder la forêt, à klaxonner pour effrayer le gibier.

En rentrant j’ai terminé de visionner BOYHOOD, de Richard Linklater. Un projet sur 12 années à filmer l’enfance, l’adolescence, du jeune Mason. Une belle histoire, banale ( plus ou moins), réaliste et poignante aussi. Le message du film, le final:   » on nous dit de saisir l’instant, mais c’est l’instant qui nous saisit… », j’aime assez.

Et dans les bonus Patricia Arquette ( femme sublime) parle de ces moments de la vie qui pour nous sont essentiels et qui viennent graduer, ponctuer le chemin ( diplômes, mariages…), mais qui, au final, ne sont pas les plus poignants, ni les plus importants.Elle évoque l’importance du quotidien, des bonheurs simples, qui nous saisissent et qu’il faut chérir, qu’il faut savoir ressentir, quand c’est le moment, quand ça se passe. L’atmosphère particulière de ces instants là…voyez vous?

Bref, ce film est pour moi une belle expérience, de laquelle je ne sors pas indemne…mais tout en douceur.

Je n’écris pas très bien ce soir, je balance tout cela comme ça me vient…boyhood

348/365 : il neige!!!

Dans l’ordre…

Il neige et tout est oublié, plus rien ne compte…il neige et tout est calme, et froid, et mouillé. Il neige et je n’ai rien d’autre à dire, car pour moi c’est toujours un petit miracle quand tout se pare ainsi de blanc, que l’appel de l’extérieur devient plus fort que tout.

Le bruit des pas, le bruit de la petite neige qui crisse, et de la lourde qui s’écrase mollement…surtout le bruit des flocons sous un parapluie, c’est vraiment plus que magique.

Je comprends les inuits et tous les mots qu’ils utilisent pour parler de la neige!

qanik neige qui tombe
aputi neige sur le sol
pukak neige cristalline sur le sol
aniu neige servant à faire de l’eau
siku glace en général
nilak glace d’eau douce, pour boire
qinu bouillie de glace au bord de la mer

http://www.encyclopediecanadienne.ca/fr/article/les-mots-en-inuktitut-pour-la-neige-et-la-glace/

Je souhaite qu’il neige et neige et neige!

Même si mes pneus sont lisses….^^’

La vie est belle ce soir, merci Tellus!

j-22: captain

Version des Guns façon bûcher funéraire en famille….

vous me direz, je m’en remets pas…mais oui c’est un peu ça!

Mon nouveau film culte….Captain Fantastic…j’aime tout dans ce film.

Ce qu’il aborde me parle, à tous les niveaux!

Ce qu’on transmet à nos enfants.

Que la nature est belle, sauvage et dure.

Que le monde moderne est fou, malade, et que nous vivons trop souvent coupé de ce qui fait l’essence de la vie.

MAIS Qu’il est possible de tout concilier. Vivre une vie plus naturelle, plus sauvage, plus vraie, sans pour autant devoir vivre dans une grotte.

De vivre comme on l’entend…de choisir sa mort, et la manière dont on veut partir.

Qu’il ne faut pas mentir aux enfants…

Un film plein d’espoir, de force, d’envies…Un film que je veux revoir très vite!!!!

 

j-26: Lunes

Alors que la lune s’arrondit voilà que mes lunes rouges s’annoncent doucement avec les signes habituels…plus quelques désagréments moins courant mais que je connais de temps à autres…

Ce soir, alors que le flot rouge se prépare, je m’apprête moi même à me parer de la couleur sang et de célébrer ce moment.

Avec plaisir je découvre « la Femme », et j’ai pensé à toutes mes sœurs de Lunes, envie de faire découvrir ce groupe décalé, si besoin est.

Surtout un titre…certaines se sentiront peut être en empathie avec l’héroïne de cette chanson…

Et musicalement, franchement, je trouve ça carrément pas dégueu!

Surtout la partie instru à partir de 2 minutes 30, avec ses guitares saturées et intergalactiques…

J’ai une mycose
Voilà qu’elle se réveille
J’en ai marre
Ça fait déjà un moment qu’elle est là
Va-t-en je t’en prie, mycose tu m’agaces

J’ai peur
Ça me démange, ça me brule
Ça fait mal
Ça pique et ça gratte
Ah, oh mon organe génital

J’ai une mycose
Ce n’est pas la première fois
C’est bizarre
Elle me parle
Mais comment la faire taire ?
J’aimerai en finir au plus vite
Et sortir de cet enfer
J’ai la phobie des tics, des mycoses, et des parasites

C’est ça

J’ai mal
C’est grave, ça me gène
Ça m’obsède je veux qu’elle parte
Mycose
Il faudrait que tu t’en ailles
Ou alors que ce soit moi qui m’en aille
Loin de ce calvaire
Ailleurs que sur Terre
Pour une station inter-planétaire
Et m’inscrire pour la Lune, Pluton, ou Neptune

Je vais partir ailleurs que sur Terre
Pour une station inter-planétaire
Sur la Lune, Pluton, Neptune ou Jupiter
Et qu’on me laisse en paix
Et jamais plus qu’on ne me touche
Fermez vos bouches
Vous polluez mon atmosphère
Je veux rester dans ma sphère

la-femme-x-tanino-liberatore-mystere

j-35: ça pince

Enfin, enfin le froid!

Enfin le ciel bleu et le vent mordant!

Enfin l’hiver qui commence à s’installer.

Ça pince, ça réveille…je refuse  de mettre un blouson, un manteau, toute couche qui me ferait oublier que c’est l’hiver qui arrive. Je veux le sentir.Je le fait pénétrer dans ma chambre juste avant le coucher. J’aime quand le dedans est froid, un temps, que l’intérieur sent le dehors…un mélange entre l’étrange et le familier… Un rappel que je suis avant tout un animal et que ce contact brut avec la nature m’est nécessaire, même dans le foyer.

un son à ce soir retenu mon attention, un son africain, une musique qui évoque le soleil, certes, mais avant tout pour moi la Terre, et la transe.

Un rythme, une voix, une musicalité qui me fait automatiquement fermer les yeux et qui me permet de me laisser aller à des mouvements différents, qui me permet de reprendre conscience de mon corps…comme la morsure du froid de l’hiver peut également le faire à sa manière…

J-41: LOIN

Elle est loin la forêt ce soir, elle est loin la mousse, loin le crâne, les racines et le ciel bleu.

Il fait nuit, le PC est en rade, son doux (j’avais écrit doudou….oui mon PC est peut être un doudou, lors de mes soirées solitaires) ronron n’accompagne pas ma soirée, le son de mon PC portable est léger, presque inaudible, et la musique de Neil Young que j’ai sélectionné, tout en sachant que j’allais bader/penser/cogiter se fait difficilement entendre par le haut parleur.

Musique d’une époque révolue, une époque où j’avais un mentor, où je passais mes journées à façonner le bois, les odeurs étaient celle de l’atelier près du canal…Je découvrais un monde, j’étais fière d’appartenir à celui-ci, petit à petit.

Aujourd’hui tout me semble loin et proche à la fois ( paradoxe, paradoxe quand tu nous tiens!). Je ne regrette pas les choix que j’ai fait, enfin pas toujours, de plus je me rends bien compte du chemin parcouru. ..et de celui devant qu’il reste à parcourir!

Un article d’Alexandre Jollien est d’ailleurs tombé Pile!

=> Dossier  » donner plus de sens à sa vie », psychologie magazine de novembre 2016.

 » Sur le chapitre du sens, Heidegger apporte un précieux éclairage lorsqu’il évoque la dictature du « on ». Existe-il un sens de la vie qui planerait dans le ciel, faut il le traquer à l’extérieur de nous en imitant les autres ou s’agit-il d’inventer une voie, d’inaugurer un chemin? Le philosophe allemand pointe le risque de s’enfermer, de choir dans un quotidien inauthentique, de se dissimuler derrière des masques ,des rôles, des fonctions. Découvrir le sens d’une vie réclame l’audace de briser bien des préjugés et de partir au fond du fond, à la rencontre de qui nous sommes au-delà des blessures, des projections, des fantasmes. […]

Si la vie s’écoulait sans heurt, ni épreuve, il est fort à parier que la quête du sens serait superflue, voire encombrante. La question, cruciale, la voici peut être: quel est le sens de la souffrance, de l’échec, des traumatismes? Il convient d’abord de rappeler avec force que ce n’est pas la douleur qui grandit, au contraire elle aurait tendance à nous rendre âpres et amers, mais ce que l’on en fait. Si le sens vécu comme un horizon inatteignable nous voue aux regrets et à l’insatisfaction, il s’agit de découvrir précisément, dans ce qui advient, un sens et d’oser dire oui du fond du cœur à ce qui se présente. »

pour le fun, un déterrage de fin de soirée, un vieux morceau au clip psychédélique…trip garanti…pour profiter du moment présent!et ça reste dans le thème, la terre, les étoiles, la fin du monde, tout ça!