.: chocs des cultures :.

Me voilà au travail à nouveau depuis un mois. Et c’est le choc des cultures.

Alors que le Canada a atteint des records de chaleur avec 50 degré, une collègue toute fière me montre ses nouvelles fringues toutes neuves achetées sur un site qui « exauce les vœux » et répond au besoin de surconsommer pas cher…. ça me fout les boules. Et devant mon manque d’enthousiasme, elle m’explique que je ne vais pas changer le monde ni faire stopper le commerce international et le trafic de conteneurs….oui certes!

Je n’ai pas de supers pouvoirs, à moi seule je vais pas changer le monde…mais je fais ma part!

Merde!

Et là, ma collègue de me regarder de la tête au pieds pour détailler mes fringues d’occasion dont je me contrefous du moment que ça m’habille, que ça me sert pas trop, que je peux crapahuter dedans.

Ça me déprime….. ce matin sur France Inter un invité a dit que la chose sur laquelle il avait changé d’avis était la suivante : les gens sont vraiment trop cons, ont arrivera pas à inverser la vapeur pour le climat…. merci! M’a gâché ma journée, et je crois…qu’il a raison!

Mais je ferai ma part, plus que ma part!

Zéro déchet, remise en question de mon mode de vie, réduction du superflu. Je vais pas lâcher!

Mon épitaphe sera : elle aura rien lâcher !

Merde!

.: pervenches :.

Hier, pour s’aérer l’esprit (et pas que après deux jour à laver des couches à la main) on est parti ma petite et moi sur les routes de campagne.

Au loin dans un près , un renard courait de sa démarche ondulante. Je l’apostrophe et il me regarde. Il reprend ensuite sa route en se demandant sûrement ce que je lui voulais…qu’il était beau! Je me gare un peu plus loin en espérant le voir de plus près .

Nous ne l’avons pas revu dans les bois qui jouxtaient le champ, mais j’ai trouvé de belles pervenches.

J’ai lu à leur sujet et j’ai bien hâte d’expérimenter avec elles. Ont les appelles aussi « violette de sorciers, violette des serpents, violette des morts »

Elles sont des aident précieuses pour la mémoire, l’anémie, les affections pulmonaires , en compresses sur les plaies qui cicatrisent mal ( tiens tiens…), en gargarismes et bain de bouches contre les inflammations et ulcérations buccales…une bien belle plante… ( sources : jean palaiseul)

Je devrais retourner en chercher dans les jours qui viennent.

Je pense également leur offrir une place dans le culte des ancêtres.

Merci Renard de nous avoir guidé jusqu’à elles!

Errances

Je bataille à présent avec le temps…le temps que j’ai, celui que je prends, celui que je donne…

Une notion relative et obsédante quand on est maman, quand on veut faire le mieux, quand on a aussi des aspirations, des rêves, en une envie immense de progresser sur le Chemin…

La frustration est toujours présente à la fin de la journée.

Je rêve de Pérou, de cérémonie de l’Ayahuasca. Je rêve de diéter, de partir dans la nuit, au milieu de la Mer de Pierres, de prier et de jeûner, de jeûner et de prier, en quête d’une vision. Cela rien ne m’en empêche. La Mer de Pierres est tout près, elle attends que je sois disposée à sacrifier le peu de sommeil qu’il me reste. Ne pouvant partir actuellement, devant oublier mon envie de retourner pratiquer la hutte de sudation, je recherche en moi et autour de moi les ressources pour continuer ma quête. Ma quête de moi même, de la vie que je veux mener, des capacités que je veux éveiller, des déités que je veux honorer. J’ai envie de quitter ma peau trop étroite, de la laisser derrière moi, de renaître.

Expérimenter autre chose.

Écarter mes bras et sentir le vent autour de moi. Lui parler, le retrouver.

Grandir, m’étendre à toucher les étoiles, soulever le voile.

M’offrir nue aux éléments, chanter et danser

Me mettre en mouvement

Faire de chaque journée un instant sacré

Comme avant, comme avant

:…:Tant de choses:…:

Tant de choses se passent…

Des nuits sans sommeil, des colères qui montent et qui tardent à redescendre. Des lunes rouge en lune noire. Des os trouvés autour d’une vieille église du X ème siècle, ainsi qu’une boucle d’oreille en nacre.Une demande pour un soin reiki alors que j’ai toujours pratiqué discrètement sur mes proches. La rencontre avec un geobiologue et apprendre qu’un sous réseau sacré passe dans une église à côté. Y aller et sentir les frissons monter. Jouer du bodhran un peu en rythme enfin.

Bientôt samonios, une de mes fête païenne favorite…

Quelle période qui brasse!

Ciel trompeur

Je suis curieuse. Est ce qu’ailleurs les ciels sont aussi trompeurs? C’est la première année que je remarque ce phénomène qui s’est bien installé.

Le ciel se plombe, se charge, se fait menaçant, mais pleins de promesses de fraîcheur et de douceur pour la terre assoiffée. Et ….rien…ça passe….

Le mois de juillet , chaque soir mes yeux ne quittaient pas le ciel, j’étais en attente devant de tels ciels, en vain. J’ai réfléchi, « avant » , de tels ciels aussi lourds finissaient toujours pas décharger sur nous des pluies torrentielles! Au moins une ondée! Que c’est frustrant… j’ai 34 ans et j’ai déjà le souvenir d’un autre temps….

Collapsologie:.

homme assisUn effondrement, la fin d’un monde, le début d’autre chose.

Un nouveau cycle.

Il commence par le vide, le vide fait autour de soit, et l’arrêt de vieilles habitudes.

Faire table rase et instaurer de nouveaux rituels de vie…aller vers toujours plus d’alignement avec soi, avec ce que je veux être.

Certains me disent forte… je ne sais pas si c’est cela, ou si c’est juste une prise de conscience viscérale qui fait que rien ne peut continuer comme avant.

Je suis heureuse aujourd’hui, alors que le feu brûle et que les petits gâteaux cuisent, de passer ici écrire ces quelques lignes…mais plus encore d’avoir pu lire certains autres lignes de la mains de sœurs sur les chemins…et de voir que je me sens toujours faire partie de ce monde même si je m’en suis écartée volontairement, pour un temps.

Aujourd’hui je vois l’étincelle, et je souffle afin de faire repartir ce feu qui m’a tant nourri.

 

 

Nouveau départ

Ne faire qu’Un avec le Grand Tout
Être eau et s’écouler doucement
Être feu et brûler avec ardeur
Être air et se diluer dans le vent
Être terre et s’enfoncer profondément
Être tout et rien à la fois
Être ici ou être là
Mais toujours être sûre que je fais partie de l’Univers, de ce Grand Tout
Je suis lui et il est moi
Jamais seule, une et indivisible
Je me confond dans la nuit étoilée qui m’appelle, me réclame
Je me brûle aux rayons du soleil, et je vois loin.

 

Puise la Déesse aux mille visages veiller sur vous, sur votre sommeil, sur vos jours, sur vos amours.
Puisse t’Elle étendre ses ailes au dessus de vous et guider vos âmes avec sa torche portée haut et droit devant.

 

un grand flou

 

Je suis dans un grand flou!

Un flou tantôt rageur: que faire, qu’est ce que je peux faire de plus? Quelles cartes ai je en main? Quel dés ne sont pas pipés d’avance?

Un flou parfois désespéré: mais qu’est ce que je fout là? Est ce que ce que je fais à un sens? Vais je trouver ma place?

Un flou artistique: de quoi sera fait demain? On verra bien?

BREF!

Je prends ce qui vient quand ça vient, j’ai l’impression de brasser beaucoup de vent autour de moi.

J’ai souvent la rage… Surtout quand je vois l’état de la nature qui m’entoure se dégrader de jour en jour, que je vais de découvertes en découvertes et que j’ai l’impression d’être la seule à en avoir quelque chose à foutre.

J’écris aux mairies, aux journaux…je vais finir par me poster dans les bois avec un appareil photo pour prendre en direct live des images des porcs qui déversent tout et n’importe quoi au sein de la forêt..je vois d’ici un super compte instagram « garbage inc »  » « porcons »( j’en ai encore jamais fait mais ça devrait être la partie la plus simple de l’affaire…)

Oui carrément, je suis à deux doigts de passer du côté obscure de la force! Délation, piège, m’enchainer à un chêne, gueuler des insanités dans un mégaphone, j’en sais rien, mais j’ai la rage…

Je signe pétitions après pétitions, je fais ma part de colibri, mais ça ne sera jamais assez à ce rythme là!j’ai l’impression d’étouffer, de me noyer sous les ordures.

Je diminue de plus en plus le superflu, je tente une décroissance à la manière de Sia => https://poisonlune.wordpress.com/  

Encore tellement de chemin à parcourir quand d’autres en sont à des milliers de km d’une quelconque prise de conscience.

Je lis « Le dernier homme » de Margaret Atwood….et ce roman d’anticipation me semble vraiment déjà trop proche de ce que nous sommes en train de devenir.

Heureusement que certains jours je lève un peu les yeux de tout ça!

et qu’il reste la musique…Celle d’Ibeyi notamment, voilà quelque chose qui me sort aussi de tout ce marasme inextricable.