Pour la semaine 3, un projet collectif

Le voilà le bleu! Un projet de boîte à idée. A la base une boite de bric et de broc…réalisée pour l’occasion. Un peu tristoune, pas fonctionnelle. Apres deux trois modifs personnelles et de la peinture (beaucoup de couches superposées pour un effet usé,  vieilli ) je l’ai rapporté au travail. J’ai proposé aux personnes que j’accompagne de customiser cette boîte avec moi. Pour ça j’ai apporté mon vernis colle, pleins de magazines: Causette, psychologies , l’humanité, Télérama….déjà je me suis bien faites charier! Et ensuite l’inspiration et le plaisir! 

Le plaisir de coller Golum a côté d’une phrase choc, de provoquer un peu, de dire tout haut ce qu’ils pensent souvent tout bas.Rien qu’en regardant les bouts de phrases choisis on a un aperçu de leurs ressentis actuels….All is lost, desintox, liberté,  donner son accord….tellement représentatif de tout ce qui peut transparaitre au quotidien mais dont personne ne se saisit encore….ou l’on a pas trouvé la réponse…à moins que cela soit le problème qui est mal posé?  ( merci Einstein!) 

La participation des personnes,  le développement de leur pouvoir d’agir, sont les thèmes sur lesquels je vais écrire mon mémoire….alors cette semaine, tout se rencontre , tout se lie….comme toujours, mais faut il  encore en avoir conscience! 

357/365: rouler de nuit

Rouler de nuit, avec la musique à fond, seule, avec les décorations de noël clignotants dans un dernier soubresaut…Que le monde est beau.Il fait froid, il gèle, il n’y a personne.Je suis bien, là, à zigzaguer un peu, à regarder la forêt, à klaxonner pour effrayer le gibier.

En rentrant j’ai terminé de visionner BOYHOOD, de Richard Linklater. Un projet sur 12 années à filmer l’enfance, l’adolescence, du jeune Mason. Une belle histoire, banale ( plus ou moins), réaliste et poignante aussi. Le message du film, le final:   » on nous dit de saisir l’instant, mais c’est l’instant qui nous saisit… », j’aime assez.

Et dans les bonus Patricia Arquette ( femme sublime) parle de ces moments de la vie qui pour nous sont essentiels et qui viennent graduer, ponctuer le chemin ( diplômes, mariages…), mais qui, au final, ne sont pas les plus poignants, ni les plus importants.Elle évoque l’importance du quotidien, des bonheurs simples, qui nous saisissent et qu’il faut chérir, qu’il faut savoir ressentir, quand c’est le moment, quand ça se passe. L’atmosphère particulière de ces instants là…voyez vous?

Bref, ce film est pour moi une belle expérience, de laquelle je ne sors pas indemne…mais tout en douceur.

Je n’écris pas très bien ce soir, je balance tout cela comme ça me vient…boyhood

351/365: Don? Poison? Noël?

Je n’ai jamais trouvé d’homme si généreux

et si large à nourrir ses hôtes
que « recevoir ne fût pas reçu »,
ni d’homme si… (l’adjectif manque)
de son bien
que recevoir en retour lui fût désagréable.

Avec des armes et des vêtements
les amis doivent se faire plaisir ;
chacun le sait de par lui-même
Ceux qui se rendent mutuellement les cadeaux
sont le plus longtemps amis,
si les choses réussissent à prendre bonne tournure.

On doit être un ami
pour son ami
et rendre cadeau pour cadeau ;
on doit avoir
rire pour rire
et dol pour mensonge.

Tu le sais, si tu as un ami
en qui tu as confiance
et si tu veux obtenir un bon résultat
il faut mêler ton âme à la sienne
et échanger les cadeaux
et lui rendre souvent visite.

Mais si tu en a s un autre
de qui tu te défies
et si tu veux arriver à un bon résultat,
il faut lui dire de belles paroles
mais avoir des pensées fausses
et rendre dol pour mensonge.

Il en est ainsi de celui
en qui tu n’as pas confiance
et dont tu suspectes les sentiments,
il faut lui sourire
mais parler contre cœur ;
les cadeaux rendus doivent être semblables aux cadeaux reçus.

Les hommes généreux et valeureux
ont la meilleure vie ;
ils n’ont point de crainte.
Mais un poltron a peur de tout ;
l’avare a toujours peur des cadeaux.

Strophes de l’Havamàl, poème de l’Edda scandinave, cité par Marcel Mauss dans son « Essai sur le don: forme et raison de l’échange dans les sociétés archaïques », extrait traduit par Maurice Cahen.

Quelle lecture! juste avant noël…  » Du don et en particulier de l’obligation à rendre les présents », « les échanges et les contrats se font sous forme de cadeaux, en théorie volontaires, en réalité obligatoirement faits et rendus. »wp-1482523372591.jpg

quelle merveille que cet essai sur le don…un peu plus loin, je lis quelques lignes, page 255 pour être précise, qui me rappelle la rune Gebo, avec le don qui peut avoir un double tranchant… don ou poison.

De quoi réfléchir en ces périodes de fêtes, et de quoi éclairer le malaise que je peux parfois ressentir et qui m’a fait choisir cette année de ne pas me rendre dans certains repas…afin de ne pas me retrouver « empoissonnée » et prise au piège dans une contractualisation de la relation que je ne souhaitais pas! Merci Marcel!

et pour finir, la strophe 145 du même texte de l’Havamàl:

Il vaut mieux ne pas prier ( demander)

que de sacrifier trop (aux dieux)

Un cadeau donné attends toujours un cadeau en retour.

Il vaut mieux ne pas apporter d’offrande

que d’en dépenser trop.

Alors celle là, elle me parle!!!!Encore plus que tout le reste!

J-20…éthique 

Aujourd’hui ,  j’ai participé au groupe questionnement éthique auquel je me suis inscrite cette année. Synchronicité oblige, le thème choisi a été : la laïcité . ..pour nous mener vers ….Noël ! et ensuite ….le mensonge! donc bien sûr nous voilà en train de débattre sur le père noël et tout ce qu’on met en place pour que les enfants y croient…hallucinant ! merci la vie! 

Et j’ai décidé de poursuivre ce que j’avais commencé :partir de l’enfant! 

Et toi tu crois quoi?

Tu crois que c’est possible?

Tu as envie d’y croire?

Car par cette symbolique et tellement d’autre,c’est aussi toute une construction morale qui vient se mettre en place chez l’enfant. Par la manière que nous avons d’aborder les choses, se sont nos valeurs que nous transmettons mais nous pouvons aussi apprendre à l’enfant  à  penser par lui même. A poser ses propres limites sur ce qu’il est prêt à entendre ou pas…. car quelle violence d’empêcher l’enfant de croire à cette magie…d’apprendre à jouer avec le réel…

Et le mensonge est également nécessaire à une certaine vie en société . ..non? il est aussi une protection…pas seulement une prise de pouvoir sur l’autre et une jubilation de manipuler plus crédule que soi .  

Je suis heureuse d’avoir pu poser des mots, réfléchir autour de ce concept ,  justement le lendemain d’un gros coup de gueule…. 

j-59

j-59 avant auto destruction, auto consumation,la combustion instantanée programmée…En tas cas c’est comme ça que j’avais imaginé les choses pour ce projet…tout effacer et repartir d’une page blanche, d’un autre projet, si l’envie est encore là…peut être pas tout de suite, peut être après avoir terminé ma dernière année d’ES. Une fois le mémoire loin derrière, les oraux torchés et les dés jetés…et même peut être une fois mon nouveau job trouvé! ça paraît loin tout cela mais ça va arriver vitesse grand V.

Et alors que me voilà à mon 308ème jour d’engagement auprès de Tellus Mater, alors que j’ai pour le moment honoré ma promesse plutôt haut la main ( écrire chaque jour, autour d’Elle, de moi, de tout, pis de rien surtout!) je sens que je m’essouffle!

J’intériorise pas mal ma pratique depuis plusieurs années, écrire ici m’a permis de retrouver un peu l’envie de ritualiser, de m’impliquer, de manipuler les énergies, de m’y frotter…et là, après tout ce temps, des hauts et des bas, j’ai à nouveau l’envie de me recroqueviller sur moi même et de rester au chaud au fond de ma coquille… Cette journée en a d’ailleurs été une belle illustration, roulée en boule dans ma couverture fétiche( pleins de carrés multicolores en laine, tricotés et assemblés avec amour par ma Mère) allongée sur le tapis, devant le poêle, à piquer un somme de manière inattendu et la difficulté d’émerger ensuite.

J’accepte ce mouvement de repli, dû à l’ambiance au stage, à la pression de la formation, au rythme, au manque de thunes ( droits pôle Emploi en bout de course, RFF bonjour) aux tuiles, à la saison, aux lunes rouges qui arrivent…un carrefour, une fourche sur le chemin ou aucune route ne donne envie, ou seul un demi tour paraît viable, tout en sachant qu’il n’y a pas d’autre choix que d’avancer!

une_citation-11

306/365:Des armes…

De Léo Ferré, par Noir Désir, afin de gueuler tout ce que j’ai au fond des tripes…La musique, il n’y a pas plus belle façon de panser les âmes… J’ai dis ce que j’avais à dire, et été surprise par les personnes que je n’attendais plus, déçue par celles que j’estimais… Et au final, je pense que tout devrait aller mieux? Enfin, pas pire! car au moins j’ai dis le malêtre, la solitude, le manque de soutien, l’incompréhension, l’absence d’espace de conceptualisation…

Je pense que je ne vais pas être dans les petits papiers de tout le monde, mais je suis en phase avec moi même et peut relâcher un peu de pression, sinon c’était bientôt l’implosion.

Des armes , des chouettes, des brillantes
Des qu’il faut nettoyer souvent pour le plaisir
Et qu’il faut caresser comme pour le plaisir
L’autre, celui qui fait rêver les communiantes
Des armes bleues comme la terre
Des qu’il faut se garder au chaud au fond de l’âme
Dans les yeux, dans le cœur, dans les bras d’une femme
Qu’on garde au fond de soi comme on garde un mystère
Des armes au secret des jours

Alors, ce soir, je gueule à plein poumon sur cette chanson de Ferré, lui qui m’accompagne quand je suis tout en bas, pour mieux remonter la pente, sortir du creux de la vague.

j’exorcise mes démons, pour ce soir au moins, je mobilise toute cette énergie hors de moi, et j’essaie d’en faire quelque chose de beau et de puissant…je transforme ce marasme en explosion de couleurs, je me relève et me plante bien droite sur mes deux jambes!

268/365 : choisir c’est renoncer…

citation attribuée à André Gide et qui est un peu mon pense bête du moment…Lorsque tout semble important, que le choix semble impossible…que faire? hiérarchiser, aller à l’essentiel, viser la décroissance, l’essence de toute chose, et parfois s’accorder un coup de tête sans se soucier des conséquences? Choisir, c’est forcément renoncer…encore nous reste t’il la possibilité de ne pas choisir! Mais personnellement, cela ne me satisfait pas plus que le renoncement.


alors ce soir je renonce :  NON je choisi : de monter le circuit électrique du petiot, d’écouter Beirut, de faire une purée maison ( pois cassés, courge et courgettes, fenouil) , de finir ma confiture, d’écrire ici, de regarder le ciel, étendre le linge et plier l’autre plus tard, de rêver, me prendre une bonne douche chaude, de bouquiner trois pages, d’appeler un coup mon petit frère, pourquoi pas geeker un petit coup? ( j’entends par là de visionner un épisode des multiples séries en cours) …

je devrais bientôt pouvoir retourner sur ma boite mail de manière confortable ( Iria cette partie est pour toi) En attendant….

Une musique qui me rappellera toujours le temps où je travaillais dans la vigne, qu’il pleuve ou vente, où je m’endormais sur une couverture le midi, avec une autre sur moi pour me tenir chaud, mon petit MP3 agrafé à la veste et le panorama comme seul compagnon.

du tout pis du rien…

260/365: vous reprendrez bien un peu de synchronicité?

Alors que mes réflexions actuelles tournent autour du pouvoir d’agir, de la manière d’accueillir les personnes pour ce qu’elles sont, c’est à dire Autres, de la meilleure manière de les rendre actrices de leur propre vie, pour la première fois ou à nouveau, …Voilà que j’ouvre exactement mon recueil de poème de Jim Harrison :  » Théorie et pratique des rivières », à cette page …à citer dans mon mémoire, pourquoi pas?Tout est nourriture, tout est ressource, tout peut devenir graine!

wp-1474228227277.jpgwp-1474228207573.jpgDemain, retour en stage, pleine de belles résolutions, j’espère pouvoir les mettre en actions! aller à la rencontre des personnes que j’accompagne, chercher la bonne proximité plutôt que la bonne distance, favoriser l’expression de la parole de l’autre et accepter qu’elle soit à mille lieux de ce que je conçois de la vie, mettre en place des rapports horizontaux, partir des compétences plutôt que du manque….un vaste programme qu’il va me falloir défendre et pour lequel je vais devoir mettre au point des outils… j’ai hâte !

245/365: to be or not to be

That’s the question….

La gniak j’l’ai pu ce soir. Un mignon petit exéma s’installe entre mes doigts! Somatise pas qu’y disait! Facile à dire, quand on est et qu’on reste une espèce de feu follet virevoltant, toujours avec une préoccupation en tête, un peu trop speed et à fleur de peau… Tout est important ce soir! du vomit du chat qui m’a empêché de plancher alors que j’avais des heures seule devant moi, à la toux du fiston qui ne se calme pas ( la rentrée quoi!), au linge qui s’accumule derrière moi, au ménage qui attend en roulant sa poussière et poils de chats, à la journée de demain riche en anniversaires, et donc en dépenses quand l’argent vous file entre les doigts, à tout ce que je voudrais faire et qui ne tient jamais dans une seule journée, à mon envie de relativiser mes petites misères quand je vois celles de ceux que j’accompagne, sans un bout de pain à se mettre sous la dent, qui dépendent entièrement de nous et de notre badge ouvrant le frigo divin…tout se mélange et devient une espèce de bouillit informe!

Et voilà, qu’après des années de partage et de cheminement j’en viens à me demander où est ma place…Arrêter, poursuivre? Tenir, céder?Dois je tourner le dos à des années de cheminement, à toute une communauté? où dois je me fondre dans le moule pour ne plus sentir l’isolement? pourquoi est ce si dur pour moi de me rallier à la majorité? je veux garder ma liberté, ma particularité! Solitude!

que me dirait Laguz de tout cela? ma douce, ma bleue, ma rune du moment?Lol…elle me dit que le chercheur rencontre l’incertitude et des moments de doutes qui donnent le sentiment de ne plus gouverner sa vie. Elle me dit qu’il faut lutter et tenter de garder la tête hors de l’eau, de nager, vers un rivage qui ne sera peut être pas celui attendu.Mais rien n’est définitif, et ces épreuves sont la voie du wyrd…ce qui doit être, EST, ce qui est à vivre doit être vécu.J’en ressortirai polis, ronde et douce? ou plus à vif? La voie est sous mes pieds dirait Bouddha, advienne que pourra!

une chanson pour Laguz

236/365: rentrer tard

Je suis rentrée tard,j’ai horreur d’être de soir. Tellement pas naturel pour moi,et reprendre dès demain matin sans avoir eu le temps de me poser un peu..bof..j’ai pris le temps d’arroser mon jardin sous les étoiles: un poivron y rougit doucement, les pieds de tomates deviennent des buissons alourdit de fruits, les pommes tombent,les courgettes grossissent,les beaux Haricots violet se multiplient, et d’autres surprises devraient se présenter…du moins je l’espère! En rentrant j’ai allumé la bougie du foyer, j’y suis seule,il craque, ils nous appelle, il faut qu’on en prenne soin. Pour ce soir j’ai arrosé quelques plantes, aéré après les fortes chaleurs, et heq, le chat shaman,y a fait une apparition. Une douche pour se purifier de cette journée dans un monde parallèle  (le chrs) et cela suffira pour aujourd’hui.