.: lunes rouge de juin :.

35 ans dont 23 ans déjà a vivre les lunes rouge.

J’ai appris à les célébrer, à écouter mon corps tout doucement, au fur et à mesure que je côtoyais d’autres femmes païennes et Deanistes, wicca,

Avant de connaître d’autres femmes vivant avec une spiritualité célébrant le féminin sacré, le cycle de la vie, les règles étaient quelques choses de honteux, de caché.

Un jour, au collège, une prof m’a empêché d’aller aux toilettes changer mes protections. J’en ai foutue partout!

Ma chaise était rouge, rouge! Ça sentait le sang à plein nez. J’ai dû rentrer chez moi, enduite de sang jusqu’aux cuisses! Merci madame!

Je doute que les choses aient beaucoup évoluées. Il est parfois bien dur de trouver des toilettes propres , équipées de lavabo, pour se laver les mains! Et oui! C’est pratique quand on y pense! Un petit lave main !

Enfin!

Mes enfants savent déjà , ce qu’est une cup, les lunes rouges, et ils n’ont pas de tabou par rapport à ça!

Je ne voulais pas cacher mes lingettes qui trempent, ma cup que je fais sécher après stérilisation…

J’affiche aussi ce moment avec de discret bijoux. Pour célébrer le cycle , honorer ma condition de femme.

Cauri et goutte de sang en cristal de bohème.

Quand je mets cette boucle chacun sait ce que je vis. J’ai remarqué dernièrement des changements dans mon cycle , mon corps se préparerait il à la suite de ma vie de femme? Je le crois!

Donc je l’écoute, je ramasse de la sauge, je rentre en silence dans mon intérieur sacré et j’accueille.

.: à ciel ouvert

Alors que la maison se vide , nous faisons des petites balades autour de notre chez nous pour encore quelques semaines.

Nous les avons usés ces chemins, et aussi ces vieilles pierres du prieuré qui ont pris la foudre il y a plus d’un siècle.

Un endroit de jeu, de cachettes, où les chauve souris s’abritent entre les pierres des voûtes romanes.

Plus de dehors, plus de dedans, un endroit hors du temps.

.: Prières et voeux d’anniversaire :.

Sous la glycine, au bord de la rivière

Se cache une alcôve de verdure. Ici furent dispersées les cendres de plusieurs de mes aïeuls. c’est ce lieu que j’ai choisi pour accrocher mes rubans de prières.

Je fût accompagné par quelqu’un qui parlait beaucoup…cela ne m’a pas aidé à me recueillir et à poser mes intentions sereinement. Mais j’ai beaucoup aimé le faire ici, ce jour là.

Un pour les êtres qui me sont chers, certains ont des voeux, des rêves à porter. D’autres Pour prendre soin , pour protéger, pour guider dans l’après, …la rivière glougloutante m’a permis de demander à Brighid de veiller sur ces prières, ces vœux , ces souhaits.

C’était une inauguration… d’autres personnes pourront le faire ici, aujourd’hui nous sommes deux à avoir ressenti l’envie… et je sais que j’y ferai de nombreux passages… je n’hésite plus à formuler et à demander à l’univers, Dea, tout ce qui m’entoure , guidance et abondance…

:. Vie .:

La vie suis son cours… avec des épreuves petites qui paraissent grandes comme des montagnes, et qui une fois surmontées deviennent de lointain souvenirs. Avec des couchers de soleils chaleureux, entre deux arbres, des rayons qui traversent la maison et appellent à sortir.

Les démarches qui semblent impossibles mais ne le sont pas, les rêves qui se réalisent quand on ne s’y attend pas… les enfants qui grandissent et qui ne sont pas en sucre…qui ne nous appartiennent pas.

La confrontation avec la société qui n’attend pas, les barrières nécessaires, les limites qu’il faut apprendre à maintenir. Les quelques ponts qu’on laisse ouvert , un peu.

Un feu, le dernier de la saison?

Les sirops : de menthe,de coquelicot, de sureau…

Le kombucha qui fermente, des envies de faire de l’hydromel en l’honneur de Brighid. ( est ce que le dépôt du kombucha pourrait faire l’affaire pour faire fermenter l’hydromel ? est une question qui me taraude actuellement.)

Je trouve des abeilles à remettre dehors, et d’autres pour qui j’arrive trop tard….mais qui arrivent comme un clin d’œil.

Plus que deux mois ici….le temps des cartons s’en vient…celui que je repousse et redoute.

Les projets des jours à venir: tailler mon rhombe de prêtresse abeille, finaliser le sirop de sureau, cueillir toujours plus de coquelicots et refaire du sirop et des pots de pétales séchés. ( un pot et demie pour le moment)

Et….me préparer en mode guerrière pour le boulot jeudi…après 2 ans et demie d’arrêt…et parce que je n’ai pas le choix pour le moment…. mais je réfléchis à une voie de sortie de secours!

( enseignement du castor dont j’ai tiré la carte pour la pleine lune dans le cadre de mon cheminement avec les 13 mères originelles)

.: argile de la forêt + graines :.

Il me restait de l’argile de la forêt avec lequel je n’avais pas trouvé le temps de modeler.

Rowan de l’EMD a lancé cette idée de seeds bombs et j’ai donc utilisé les graines qu’elle m’avait envoyé si gentiment pour leur réalisation.

J’ai choisi parmi elles des graines de bouillon blanc que j’aime beaucoup et que je souhaite apprivoiser cette année! Et de calendula…je les utilise dans notre maison actuelle bien que nous partions cet été.

Chaque bombe à graines sera dispersée avec une prière , un merci, une intention.

Je les ai laissé au soleil se chauffer doucement, à la pleine lune se charger toute la nuit. Ce matin je les ai aspergé d’eau de lune. Et toute à l’heure elles seront liiiiiibres.

Une bombe pour dire merci au lieu qui nous aura porter et nourri pendant 12 ans pour moi, qui aura vu naître nos enfants. Une bombe pour demander que les graines de nos projets poussent follement et fortement, une bombe pour ceux que j’aime et qui cheminent à mes côtés, une bombe pour l’Emd, une bombe pour les graines du changement professionnel! Je ne serai pas seule à les lancer donc pour les autres…je ne sais pas.

Il attendait dans sa boîte ce bel argile…quoi de mieux qu’un retour à la Terre chargé de précieux trésors . J’ai mis aussi quelques graines de courge.

.: tisser :.

J’ai repris après 6 ans sans y toucher, un ouvrage au crochet. Je vais pouvoir l’offrir à ma mère à qui il était promis ! Après toutes ces années, pas évident de reprendre.

L’impulsion m’est venu de Brighid qui est une Déesse du tissage de la trame de la vie. Entremêlant les fils du passé du présent et du futur, ceux de la vie, de la mort et de la renaissance. De son manteau Elle couvre et protège, délimite le territoire qui est le sien, pose les frontières et l’étendue de son pouvoir.

Tisser c’est aussi garder la main sur son destin, en être maîtresse.

Le symbolisme du dreamcatcher aussi , pour moi : gardant le meilleur, éloignant ce qui nuis.

D’autres petits travaux attendent que je les reprennent.

Je m’engage à tous les finir!

.: argile de la forêt + feu :.

Comme promis il y a un moment déjà je présente enfin ce que mes expérimentations avec l’argile trouvé dans la forêt, utilisé brut et cuit dans mon poêle à l’arrache, ont donné.

Brighid. Difficile de faire quelque chose en finesse avec cette terre. Mais je suis assez fière du résultat étant donné les matériaux et la technique très brute.

Une Terre Mère, Mut, Doni, telle que je l’ai appelé longtemps. Tellus Mater en somme. Car pour moi elles ne font qu’une! La Terre Mère selon Jean Mary Auel que j’honorais dans mon enfance/jeunesse et Celle dont je suis la prêtresse à présent.

Et pour finir un yoni.

J’ai aimé faire avec ce que j’ai trouvé dans la nature, comme aurait pu le faire nos ancêtres. Juste les mains et les éléments.