.:Récoltes du soir:.

Fleurs de sauge

Ce soir, un beau bouquet de sauge. trouvé au coucher du soleil, dans les hautes herbes , au pied du pommier.

Un peu avant, le pied de mauve de Mauritanie ( merci Rowan pour le tuyau quand même!) a commencé à ouvrir ses fleurs! Et en marchant délicatement j’ai vu que les mauves officinales que je couvent depuis des mois ont aussi fleuries !! Joie!

J’ai récolté un peu de chaque, laissant leur part aux abeilles et autres butineurs!

Une fleur de mauve de Mauritanie et une fleur de mauve officinale…

Tout se « mange »dans la mauve, des racines aux feuilles en passant par les fleurs ou même les graines ( petit fromage les appelaient t’on pour leur forme) je vais goûter ça bientôt!

La mauve adoucit …les humeurs, les mœurs, les douleurs….une plante de la douceur et de la compassion.

Pile ce dont j’ai besoin en ce moment!

.: Herbes surprises :.

Dans mon jardin cette année c’est une explosion de surprises en tout genre.

Une mauve de Mauritanie s’est invitée. Elle est splendide et ses graines sont allées jusque derrière la maison pour donner naissance à un autre pied!

Les verveines officinales semblent plus vertes et plus belles que jamais grâce à l’absence de tonte et les pluies diluviennes des semaines passées.

Le bouillon blanc s’installe doucement, arrivé par quel miracle?

Mon sureau s’épanouit, et la renouée du Japon aussi.

Ces trois plantes ont elles été amenées ici par les oiseaux? Car moi je n’ai apporté aucune terre , ni planté celles ci!

Mes sauges sclarees sont énormes!

La monnaie du pape commence à former ses graines après une magnifiques floraison fuschia!

J’ai loupé une prairie de coquelicot, fauchée en début de semaine… mon sirop….. j’étais dépitée!

Cette année la nature est magnifique en bourgogne , comme cela faisait des années que je ne l’avais pas vu!

J’ai cueilli des orties pour essayer d’en tirer de la fibre. Cette plante ne cesse de m’inspirer et de m’accompagner…je rêve d’une vie entourer de plantes à concocter et partager des tisanes, à partager dans la nature sur les connaissances , à tisser et créer , tresser…

.: argile de la forêt + feu :.

Comme promis il y a un moment déjà je présente enfin ce que mes expérimentations avec l’argile trouvé dans la forêt, utilisé brut et cuit dans mon poêle à l’arrache, ont donné.

Brighid. Difficile de faire quelque chose en finesse avec cette terre. Mais je suis assez fière du résultat étant donné les matériaux et la technique très brute.

Une Terre Mère, Mut, Doni, telle que je l’ai appelé longtemps. Tellus Mater en somme. Car pour moi elles ne font qu’une! La Terre Mère selon Jean Mary Auel que j’honorais dans mon enfance/jeunesse et Celle dont je suis la prêtresse à présent.

Et pour finir un yoni.

J’ai aimé faire avec ce que j’ai trouvé dans la nature, comme aurait pu le faire nos ancêtres. Juste les mains et les éléments.

.:Offrandes à Brighid:.

Il y a peu d’écrits sur Brighid et je les parcours avec parcimonie. Je me rend compte qu’Elle me guide discrètement dans mes choix, dans mes actes. Elle m’a inspirée dans le travail de l’eau, Elle me pousse à explorer certaines plantes et leurs médecines. Et quand je suis mon inspiration je me rend compte après coup de sa patte bien présente!

J’écris quelques textes pour une prochaine Sadhana et je me rend compte qu’un Nom que j’ai choisi pour sa signification est en fait un autre nom de Brighid! je rêve de pissenlits, je suis obnubilée par cette plante ( et d’autres) et j’apprends que c’est son emblème. Je « décide » d’expérimenter avec la pervenche pour la mémoire et le culte des ancêtres et je découvre le lien entre Brighid et la mort…. je fais des allers retours incessants entre l’instinct et l’inspiration et les synchronicités. J’aime apprendre ainsi.

Je continue mes offrandes quand je ressens le besoin, quand je croise une fleur et que ça fait tilt! Quand le moment s’y prête. Aube et crépuscule. Apparition et disparition de la lumière. Lunaison… je me laisse guider avec joie et humilité.

Aujourd’hui aux côtés de Brighid, un élixir de pierres pour un travail sur mes blessures anciennes et mes ombres actuelles. J’ai retiré les tulipes qui étaient fanées.

Les croix de Brighid au couchant… moment que je chéris particulièrement mais que je vois peu, étant dans une cuvette. À cette période de l’année on en profite. Dans la prochaine maison j’aurai le spectacle de tous les soleils couchants sur les collines.

.: Mala Deaniste :.

Nouveau départ, nouveau mala. J’ai mis du temps à le réaliser. J’ai coupé les branches de noisetiers à l’automne sur le même arbre qui m’avait permis de réaliser les perles de mon collier de prêtresse. J’ai ensuite fouillé dans mes affaires pour trouver les perles en pierres qui correspondraient à chaque archétype. Je ne voulais pas faire d’achat et j’avais bien tout ce qu’il fallait. J’y suis allée à l’instinct et sans trop intellectualiser.

Une fois toutes les perles sélectionnées et les branches coupées, il m’a fallut débiter mes futures perles en bois. Installée sous la lune à la lueur d’un brasero je m’y suis attelée avec mon sécateur. J’aime les choses brutes donc j’ai tout fait à l’œil.

Ensuite il m’a fallut attendre que mon mari puisse me garder les marmots pour que je puisse percer chaque perle au dremmel. J’ai fait ça dehors sur ma terrasse un jour de grand vent. En tant que gémeaux, fille de l’air, ça m’allait bien.

Et puis encore un peu plus tard, un soir , j’ai pu assembler le tout.

Je suis assez contente, sauf du fil que j’ai dû adapter car aucune des pierres n’ayant le même perçage je galérais sec! Du coup c’est un fil métallique gainé au lieu de mon beau fil naturel…. en tout cas ça ne se défera pas de si tôt! Je pense!

Il y a une perle en bois différentes des autres, faites par ma maman, pour l’héritage, la lignée. En breloques final une clef pour les mystères ( et les neufs clefs) un grelot pour éloigner les énergies négatives.

Je pense rajouter des breloques avec le temps. J’ai un petit crâne qui je pense les rejoindra. Les perles en bois seront peut être gravées au fur et à mesure du temps.

Trois perles en graine de lotus à défaut d’avoir une perle en forme de…

Il est grand! Je peux faire deux tour et le mettre en collier pendant.

A la fin du rituel de consécration

Pour le rituel je n’ai pas pu le faire lors d’une phase de la lune adéquate, suivant les recommandations. Mais comme c’est l’intention qui compte et que dans nos sociétés modernes qui sont ce qu’elles sont, on fait comme on peu, j’ai réaliser le rituel un jour où tout était calme autour de moi… et c’était un moment béni!

.: harmonisation élément Terre:.

J’adore les rituels de l’Obod. Je viens de clore mon harmonisation a l’élément Terre, et je suis heureuse de pouvoir vivre de tels moments de temps à autre. Je me ressource et j’aime assez cette phrase de Nuinn citée dans un gwers : « le rituel est la poésie dans le monde des gestes ».

Pour mon second degré j’ai envie de me frotter au réel, de poser des actes, de matérialiser concrètement mon cheminement. Le parcours à l’Obod s’entremêle avec celui à l’ordre de Dea créant une tapisserie qui me plaît de plus en plus. Je ne voudrai parfois n’avoir que cela à faire. Étudier et ritualiser, proposer de nouveaux contenus ( refonte de mon DI Terre Mère pour lequel j’ai de nouvelles idées….un projet lié à Brighid qui j’espère va se développer…! L’herbier Deaniste…)

Je suis pleine de gratitude ce soir pour tous ses projets qui me nourrissent et me permettent d’avancer dans la vie avec un autre regard.

Bonus: la rencontre de cet après midi…

.: pervenches :.

Hier, pour s’aérer l’esprit (et pas que après deux jour à laver des couches à la main) on est parti ma petite et moi sur les routes de campagne.

Au loin dans un près , un renard courait de sa démarche ondulante. Je l’apostrophe et il me regarde. Il reprend ensuite sa route en se demandant sûrement ce que je lui voulais…qu’il était beau! Je me gare un peu plus loin en espérant le voir de plus près .

Nous ne l’avons pas revu dans les bois qui jouxtaient le champ, mais j’ai trouvé de belles pervenches.

J’ai lu à leur sujet et j’ai bien hâte d’expérimenter avec elles. Ont les appelles aussi « violette de sorciers, violette des serpents, violette des morts »

Elles sont des aident précieuses pour la mémoire, l’anémie, les affections pulmonaires , en compresses sur les plaies qui cicatrisent mal ( tiens tiens…), en gargarismes et bain de bouches contre les inflammations et ulcérations buccales…une bien belle plante… ( sources : jean palaiseul)

Je devrais retourner en chercher dans les jours qui viennent.

Je pense également leur offrir une place dans le culte des ancêtres.

Merci Renard de nous avoir guidé jusqu’à elles!

.:Élixir:.

De l’eau, un beau quartz rose, une pointe de quartz ( fantôme)

Un peu de soleil matinal, un peu de soleil couchant, un peu de garde sous l’œil attentif de Brighid.

Le cristal de roche pour faire remonter ce qui est enfoui trop profondément, pour stimuler le développement qui correspond à l’être intérieur, revivifier les facultés qu’on croyait perdues, connaissance de soi et dépassement des prétendues limites spirituelles, harmonisation des deux hémisphères.

Le quartz rose pour la douceur et la détermination, apporter douceur et tendresse, ouverture aux autres et désir d’un environnement bienfaisant. Pour accroître l’amour de soi, l’empathie, la capacité d’aimer. Libérer des soucis, et être plus attentive aux besoins élémentaires. L’ici et le maintenant.

C’est Evor qui a rappelé à moi cette pratique. J’ai réalisé un spray à la calcite pour les problèmes de peau de ma toute petite. Et s’en suit quelques expérimentations personnelles pour apaiser mon feu dévorant. Revenir à plus de douceur.

Pleine lune ce week-end …petit élixir en profitera…

Sources: Michael Gienger « Manuel de lithotherapie »

.: Plante maîtresse:.

Ortie sera probablement ma plante maîtresse pour cette année. Elle va m’accompagner en tant que facilitatrice du Changement et en tant que plante nourricière afin de surmonter les coups durs et les moments de fatigue. J’expérimente plusieurs recettes et j’allie l’ortie aux autres plantes que j’étudie et que j’apprivoise.

Ortie et pissenlit + berce :

Le pissenlit vient purifier, drainer, laisser partir ce qui doit partir, décristalliser le corps l’esprit, une situation…et Ortie vient ensuite pour nourrir et permettre un nouveau départ. Cette alliance peut se faire en mangeant les deux plantes alternativement ou ensemble, cuites ou crues ou en alternant une cure de l’une et l’autre en tisane. La berce vient parfaire dans l’assiette les vertus de ses deux plantes car elle possède des caractéristiques proche de chacune. C’est le trio parfait pour cette période entre deux saisons , au sortir de l’hiver…

Ortie et Cynorhodon:

Ortie pour accompagner le changement et donner les forces, cynorhodon pour la vitalité et l’immunité. Ces deux plantes étant très nourrissantes, je les prépare en tisane en versant de l’eau bouillante directement dans la tasse sur les « gratte cul » et les feuilles d’orties séchées. Ensuite je laisse tremper, je bois et je mange le tout.C’est du deux en un!

Ortie et ail des ours

En accompagnement dans les plats pour y mettre un peu de magie et de vie.

Avec la bénédiction de Brighid et Tellus Mater.

Je pense réaliser une association de plante en l’honneur de Brighid. Pour le moment je pense y mettre Berce, ortie, pissenlit, ail des ours, … faire sécher le tout, préparer tout au long de mon second degré pour une consécration au prochain imbolc. Je pense y associer eau et argile verte, et cristal de roche…

.: danser mes ombres:. Transition entre la deuxième Mère originelle et la troisième

La nuit Avant la nouvelle lune, je ne trouvais pas le sommeil. Je décidais de me saisir de mon tambour afin de tenter un voyage dans le monde d’en bas afin de partir à la rencontre de mes ombres.

Tout est allé très vite. Je me suis installée sans préparation aucune que ma ferme volonté. J’ai saisi mon bodhran, ma mailloche qui est en fait le stick du bodhran avec une chaussette dessus ( c’est dans mes choses à faire du moment, une mailloche digne de ce nom). Je me suis assise au centre d’un tapis circulaire représentant le yin et le yang. J’ai commencé à frapper mon rythme et j’ai fermé les yeux.

Je rampe dans un goulot, comme celui d’un terrier de renard. J’avance péniblement. Je griffe la terre de mes ongles cassants. Je me vois devenir grise, aux yeux jaunes, Mi humaine mi-féline monstrueuse. Je fait peur à voir. Je deviens petit à petit une belle panthère noire. La terre fuit sous les pattes et le goulot finis par s’effondrer vers le bas et je tombe dans une belle clairière. Une fois au sol je n’ai pas le temps de prendre mes marques que je me transforme en phœnix blanc. Je m’envole et me brûle les ailes au soleil. Je retombe et me retrouve sous forme humaine. Nue. Mais on ne voit pas mes attributs féminins ils sont comme floutés, censurés.Je suis asexuée. devant moi apparaisse mes parents tous les deux asexués également même si je les reconnais pour ce qu’ils sont.

Je sens que je dois affirmer qui je suis devant eux: une femme! Vous me vouliez garçon, je suis fille! Et c’est comme ça. Je leur crie cela, ils ne réagissent pas.

Je souhaite mettre fin à l’expérience, je n’avais rien prévu de tout cela, je suis un peu perdue. Je danse dans la clairière pour remercier et promettre mon retour prochain.

Je remonte en panthère le long du goulot dont je trouve vite l’entrée. Je ressors et reviens à moi.

Le lendemain, je lis la carte de la panthère des Cartes Médecine de Jamie Sams et David Carson. Et je suis soufflée par la description que je lis!

Ô Jaguar de minuit, purifie moi de ton courage.

Avec ta grâce, emmène moi

Afin que je puisse connaître

La vraie valeur du vide du temps et de l’espace.

Montre moi tes enseignements,

Comment faire face aux ténèbres.

Puis, laisse moi sauter bravement

Dans l’ombre de l’inconnu, seul.

« La Médecine de la Panthère Noire permet aux êtres humains d’affronter leurs peurs et leurs comportements négatifs, explorant ces aspects ténébreux de leur êtres. »

« La Panthère Noire nous enseigne, à travers nos rêves, à fouiller à l’intérieur de notre être pour trouver les aspects ayant besoin de guérison. »

A minuit je suis remontée afin d’espérer trouver le sommeil. Brièvement il m’est venu pour un rêve qui s’est gravé en moi.

Je suis invitée à une cérémonie d’Umbanda. J’arrive et me retrouve devant deux cellule, à droite elle est vide, à gauche des danseurs d’Umbanda tous de blanc vêtu. A mes côtés le maître de cérémonie. Il m’initie à leurs pratiques mais je ne peux me laisser aller, je n’arrive pas à me joindre aux danseurs, ils sont encagés et cela me dérange. Mes efforts pour me joindre à la danse sont vain, je bouge de gauche à droite tristement. Je me dis que cela ne doit pas ressembler à cela normalement que quelque chose ne va pas.

Après je me retrouve dans une assemblée,assise aux côtés du maître de cérémonie qui m’explique le programme du lendemain et les thèmes des danses à venir ( j’ai fait un mélange dans mon rêve entre deux choses: la BIODANZA et l’Umbanda, qui sont largement évoqués dans les livres que je lis actuellement, les ouvrages de Philippe LENAIF). Un thème me saute aux yeux, il est écrit Méchante. Je pointe du doigt et je lui dis que je serais là demain pour danser ce thème car il me parle ( en disant cela je pense à ma mère, rien que l’écrire ici me fait culpabiliser, mais je lui en veut beaucoup d’avoir été méchante, et parfois j’ai peur de l’être à mon tour). Je demande ensuite si les enfants peuvent être présent à la cérémonie ( mon enfant intérieur afin de me voir danser la méchante? Exorciser la Méchante? ou mes enfants? Je ne suis pas sûre).

Je suis réveillée à ce moment là.

J’ai hâte de commencer la route avec la troisième Mère de Clan : Celle qui pèse la vérité…

Je ne serais jamais suffisamment prête.