.: premières récoltes :.

Alors que le printemps arrive, c’est à nouveau le temps des récoltes.

Pour moi en tout cas, ça commence là avec les violettes, les pâquerettes, bientôt les primevères….et les champignons qui vont faire leur retour.

C’est mon premier printemps ici depuis mon enfance. Je suis un peu perdue. Plus de coin à fleurs que je connaisse . Mon terrain est dépourvu de fleurs . Je suis donc partie en quête tirant ma fille sur son petit tracteur…ahah !

On a trouvé une poignée de violettes qui embaument à présent la maison.

Il va falloir y aller un peu chaque jour pour en avoir pas mal. Dans mon ancien village elles tapissaient les abords et avaient fait de leur maison un prieuré en ruine. Et mon jardin en voyait pousser quelques unes à côté de multitudes de pâquerettes et primevères.

Ici tout est à faire. Je compte sur les oiseaux pour m’apporter pleins de graines et la jachère fleurie attend encore un peu que le temps de réchauffe.

J’ai trouvé aussi pas mal de ciboulette sauvage et de mâche !

Et les pissenlits arrivent!

Les récoltes seront maigres pour commencer, patience!

Et la berce? Où se cache t’elle?

J’ai récolté des hampes de bouillon blanc remplie de graines aussi!

.: smudges de Brighid :.

J’avais envie, besoin, de refaire des smudges. Un ami voulait ratiboiser ses belles sauges, ses romarins, son hélicryse , qui prennent une de ces places aujourd’hui ! Ils sont épanouis , énormes!

J’en ai profité pour récupérer des branches avec joie! Purement pragmatique et opportuniste !

J’ai réalisé mes smudges avec du fil de coton rose, mélangé romarin et sauge et l’helicryse elle est restée seule car je ne l’ai jamais utilisée encore ainsi, j’ai envie de l’apprivoiser.

Tout est en train de sécher. J’adore ce moment ou l’odeur des plantes se mélange et embaume la pièce!

Je vais les asperger avec l’eau de Brighid, et tambouiller un peu autour, cristal de roche, rayons du soleil , suivant l’inspiration.

J’ai mis les petites miettes de plantes dans mon pot de tabac dédié au tobacco ties. Car la prochaine hutte de sudation sera une offrande à Brighid. Donc ça faisait sens pour moi de mettre ces petits restes de plantes avec le tabac.

Certains iront dans mon colis des Trésors de Dea de Beltaine… ^^ que je commence à préparer doucement.

Imbolc :.

Pas de Fille de la Flamme cette année . Cependant je vais célébrer Brighid chaque jour . À ma façon, suivant l’inspiration. J’essaierai de venir en parler ici. Tout d’abord cela fait un an que je ritualise avec l’eau et je vais boire chaque jour en conscience l’eau de Brighid. Pour cela je rempli chaque jour un pot d’eau dans lequel je glisse un cristal de roche. J’y mets des prières et des intentions au moment du remplissage, dans la journée, et au moment de boire. Je bois cette eau d’un trait en priant pour la guidance de Brighid et en la remerciant pour sa présence. j’essaie de ressentir le parcours de l’eau dans mon corps. Dès qu’un rayon de soleil se présente je pose mon bocal dans la lumière.

Je peux également déposer un petit papier sous le bocal pour des demandes ou un travail précis.

Sinon la plupart du temps ce bocal est dans ma chambre, devant un miroir, déposé sur une tuile en poterie que j’ai réalisé avec un yggdrasil.

Durant ce mois dédiés à Brighid je souhaite:

– Offrir une participation à une hutte de sudation , cérémonie Inipi, à Brighid.

– allumer des feux

– Faire des offrandes tous les jours.

– écrire sur Brighid, chants ou prières.

– fabriquer les Croix de Brighid.

– lire le livre de Bridgit Nightingale et la partie du livre de Mara Freeman qui lui est dédiée.

…et terminer l’écriture de la sadhana à Brighid que nous écrivons avec Evor.

Bel Imbolc, beau passage à tous ceux qui liront ces lignes.

.: Inipi du 16 janvier :.

Dans un objectif de prise en main, dans l’envie d’être dans l’action pure, sans attente ou presque si ce n’est d’aller vers la guérison, je me suis inscrite à une cérémonie Inipi.

J’étais déjà allée célébrer dans la hutte de sudation avec ce chaman. J’aime son approche non dogmatique, pragmatique, ancrée dans notre monde, notre époque.

Il y avait beaucoup de neige ce jour là, le 16 janvier dernier.

Il y a le moment de l’accueil, celui de la préparation de la hutte, apporter le bois pour le feu, sélectionner les pierres, couvrir la structure de couvertures. La construction de la hutte se fait ensemble. Déjà le sacré s’installe doucement. Certain-e-s chantent , d’autres se recueillent, certain-e-s semblent perdus et d’autres dans leur élément.

Une fois les Tobacco ties réalisés : petits sachets de tabac montés en guirlande avec 21 sachets ou plus,7 prières et intentions pour la Terre et ceux qui la peuplent, 7 pour ceux qui nous entourent, familles proches ami-e-s, 7 pour soit, son foyer… on se rapproche petit à petit de soit.

On se dénude, on se couvre un peu, on se met à l’aise, retirant le superflu et ne gardant que le stricte minimum car nous retournons dans le ventre de la Terre pour renaître comme au premier jour,ou presque.

A ce moment là , nous nous ressemblons de plus en plus dans notre fragilité devant le froid, sans nos oripeaux , masques et ornements du quotidien.

Nous nous dirigeons vers le lieu de la cérémonie et un à un nous rentrons en nous pour pénétrons dans la hutte a même la Terre gelée. nous nous saluons « nous sommes tous et toutes reliés »

Nous voici dans le ventre de la Terre. Les fesses gelées, à attendre. Les premières pierres font leur entrée. Nous les saluons.

La porte se ferme, le noir est complet. Le rouge des pierres chaudes qui grésillent est très discret. L’eau qu’on jette dessus, la vapeur chaude qui atteint notre visage. Et les chants, les tambours. Le voyage commence.

O mitakuye oyasin

Pachamama !

La hutte est un chaudron où tous les éléments se mêlent.

.:She changes everything she touches:.

Sous l’impulsion de Mistera, petits rituels liés au changement pour cette Année qui démarre.

J’avais besoin de cet élan après 6mois à être malade, et un peu engluée dans le quotidien, devant la masse de travail qui nous attends chaque jour avant de pouvoir habiter notre nouveau foyer. L’esprit du lieu ne nous facilite pas la tâche. Nous avons encore du chemin avant d’être pleinement acceptés et accueillis ici. De nombreuses graines à planter, prendre soin, offrir, et être patients.

La Terre nous accueille et ne nous appartiens pas.

.: 9 ème Mère de clan :.

Watajis, l’étoile du soir.

Les deux roues de médecine que relie une spirale. La connexion avec son orenda. Ne prendre que le nécessaire et porter dans son dos, tout contre soi, sans les voir, les générations à venir. Veiller sur elles, et leur préparer le meilleur avenir possible.

Apprendre à découvrir toutes ses facettes, animus et anima, féminin et masculin, jour et nuit, sombre et lumineux.

Et Tirer la carte du corbeau , lui qui m’a toujours fasciné.

Cartes par Jamie Sams et David Carson

.: 8 ème Mère de Clan :.

L’histoire de la 8 ème Mère de clan, la Guérisseuse, m’accompagne.

Je l’ai écouté tardivement mais avec plaisir et j’ai ressenti toutes les connexions qui s’étaient mises en place pour en arriver à Elle. La figure de la Guérisseuse m’attire depuis mon plus jeune âge. Mais je n’ai jamais voulue pour autant devenir infirmière ou autre. Mon vrai attrait c’est la guérison des campagnes, l’utilisation de simples, d’argile, le savoir des grands mères, des rebouteux, les vieilles recettes, les petites magies du quotidien. La première figure marquante pour moi fut Iza la mère d’adoption d’Ayla dans le cycle des enfants de la Terre de Jean Mary Auel. C’est à partir de là que j’ai voulu apprendre.

Depuis, en apprenant seule ou en échangeant avec d’autres passionnées, souvent Femme il faut le dire, j’ai cheminé doucement et je ne cesse de m’émerveiller et de vouloir en savoir plus.

J’espère un jour pouvoir asseoir ce travail et en vivre en partageant, en transmettant, sur mes vieux jours?

Je poursuis ce cheminement des 13 mères originelles de Jamie Sams connectée à ce qui m’entoure tant bien que mal.

.: Tambouille guérisseuse :.

Ma petite se plaignant de pipi qui pique je me suis plongée dans mes récoltes pour voir ce que je pourrai lui concocter. Premier réflexe : queues de cerises.., mais il faut douze heures de macération. Donc c’est parti pour une cure demain, je fais macérer à l’eau froide pour chauffer tout ça demain.

Les queues de cerises séchées ça sent bon!!! On retrouve bien la cerise.

Bon et pour aujourd’hui ? La prêle demande aussi un temps de macération… je pense à la mauve dont on dit qu’elle adoucit tout et qui est ma plante fétiche du moment. Lecture de Jean palaiseul: bingo! Elle est d’une grande aide quand il y a inflammation des voies urinaires. J’allie à elle l’ortie pour son aspect fortifiant et stimulant des voies urinaires.

Une macération à froid est également nécessaire, mais de quelques minutes seulement… donc ça sera impeccable pour cet après-midi…

J’en ai profiter pour récolter les graines de la mauve que j’avais laissées sur les tiges dans la précipitation du déménagement.

Après quelques minutes de macération à froid. Une couleur bleue se développe. C’est beau!

.: ciel :.

Que j’aime cet été, presque écossais! Pas trop chaud, un peu humide, voir un peu plus que ça ( surtout depuis que l’étanchéité du mobile home est un peu plus fiable! J’avoue) . Désolée pour les adeptes du gros soleil qui cogne. Ici en tout cas c’est un été tout doux. J’aime aussi que les ciels soient chargés, pleins de nuages moutonneux. J’ai horreur des ciels bleus uniformes et monotones.

Aujourd’hui, je suis gâtée.

Et les récoltes commencent, chanterelles à tubes et petits bolets tout frais. Je croise aussi de nombreux blobs jaune fluo dans les sous bois.

Je me suis laissée guider par Tellus et Brighid. Et c’était une expérience surprenante.

J’ai encore peu de temps pour moi et la poursuite de mes cheminements , Deaniste et obodiste.

J’espère pouvoir m’y replonger cette semaine avec l’écriture de quelques paragraphes pour la nouvelle leçon de l’EMD. Et ensuite essayer de reprendre mon rythme de « croisière » ?

Et les travaux qui vont débuter sérieusement: detuilage et mur en pierres sèches , débroussailler également….

Article écrit depuis un petit sentier , ici ça capte….

.: tisane sorcière du jour :.

La colère et les nerfs en pelote faisant leur grand retour, je me suis concoctée une tisane douceur…tilleul, mauve, ( ma plante du moment) , passiflore ( parce que j’allaite moins) , et quelques morceaux de gingembre confits pour le plaisir.

La concocter fut en soi un moment douceur où j’ai posé le constat du trop plein d’énervement.

Énervée c’est le mot!

Au conseil municipal, on avance et on recul, en un an aucune des décisions prises n’ont encore vu le jour ou ont été appliquées!

Au travail, les conditions sont horribles! Mais là c’est une juste colère, mérite t’elle d’être apaisée? justement dirigée semble plutôt la tactique pour laquelle opter.

Le déménagement, les travaux, les démarches, ça c’est jamais plaisant!

Donc ! Tisane!

Si ça suffit pas….on avisera!

Je continue aussi mes petits élixirs de cristal de roche! Petit rituel du matin et du soir, chargés de soleil. Ils sont ma manière de demander guidance et assistance à Brighid pour y voir plus clair.