265/365 : Colette

Tout ce qui se dit d’une forêt est vrai,ou le devient.Mais il faut que ce soit une très grande forêt,assez vaste pour résorber, à l’aube, ses secrets nocturnes en même temps que sa frange de bêtes sauvages qui outrepassent ses lisières pendant la nuit.Il faut qu’elle soit à la mesure de cacher ses étangs, rassurer ses hardes, renouveller les étonnements de ses braconniers, affermir la réalité de ses propres fantômes. Ainsi de la forêt qui cerne Rambouillet. Battue en tous sens, mordillée, étoilée de pattes-d’oie et d’écriteaux indicateurs,pourtant elle nous égare selon que le veut le temps et la saison. 

Colette, EN PAYS CONNU,  la maison proche de la forêt.  

Flanner à la bibliothèque,  seule.  Attraper ce gros volume aux feuilles très fines….sur la couverture en gros, ces mots : Colette, romans, récits, souvenirs, (1941-1949) critique dramatique  (1934-1938). Je l’ouvre au hasard et tombe nez à nez avec cette page parlant de forêt…. je l’ai pris sans hésiter…et je rêve de n’avoir rien d’autre à lire que cela.

Le dernier trésor que m’a offert une forêt…une forêt avec une mer de pierres (j’en ai déjà parlé par ici), une forêt ou sous le lichen se trouvent des cristaux étincellants, ou les roches paraissent s’écouler d’une source invisible et mystérieuse et qui appellent le marcheur à s’abandonner parmi elles pour ne plus faire qu’un avec ce qui l’entoure. Une forêt comme la décrit Colette, pleines de surprises et inssaisissable. 

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