233/365: voyage en Terre Indigène

Cet été, sur France inter, de superbes émissions le samedi proposent des immersions en Terre Indigène, offrent la parole à ces personnes qui tentent de faire vivre leur mode de vie malgré les tentatives de l’Homo modernus pour les assimiler, les digérer, les annihiler…des histoires de victoires, de luttes, d’échecs, de colères, d’espoirs et surtout une transmission de sagesse ancestrale par delà les ondes, les océans, les forêts.

C’est ici –>https://www.franceinter.fr/emissions/voyage-en-terre-indigene

232/365:impermanence

Et pourtant ,quand je regarde les étoiles et que je fais abstraction de tout ce qui m’entoure, le passé, le présent et le futur semblent ne plus exister. J’ai l’impression fugace que je suis et serais toujours la même, que rien n’a d’importance. La voûte du ciel m’enveloppe de son manteau velouté et je me rappele des milliers de soirs où j’ai levé les yeux vers elle et toutes ses lumières captivantes, je pense à tous les soirs à venir…je me suis rendue compte que cela faisait trop longtemps que je n’avais pas passé de longues heures à observer les étoiles, symbole de la destiné. Cet été je rattrape le temps perdu et je me dis qu’il ne faut plus que je les oublies,que je laisse les murs et les toits me les faire dédaigner. ..univers,plénitude, paix…immensité. …

231/365: chauve-souris y es tu? 

Ce n’est pas dans mon petit Larousse des symboles que je trouverai de quoi me mettre sous la dent à  propos de mademoiselle chauve souris!

Enfin…quoi que…Je suis l’itinéraire proposé par petit Larousse et je passe de  chauve-souris à vampire, je cherche en vain la nuit pour finir sur le noir et mon esprit divague en quête de sens, en quête d’inspiration et de ressentis. J’ai d’autres idées,d’autres pistes à exploiter…je pense  aussi au pouvoir pollinisateur de Chauve-souris, parfois méconnu. Toutes les pistes sont à envisager jusqu’à ce que quelque chose fasse tilt et que le message de la mystérieuse se précise.  Il faut que j’approfondisse mes connaissances àson sujet.
Et pendant ce temps, mon cheminement runique se poursuit. Et ce soir j’ai pu en échanger avec une personne qui les connaît bien, qui a cheminé à leurs côtés,  et grâce à qui je sais comment les approcher confortablement aujourd’hui.Cela fait du bien.  

230/365… tirage du matin

Après le tirage numérique d’hier,et étant levée bien avant l’heure avec l’impression tenace d’avoir veillé toute la nuit, je me suis installée avec un chocolat chaud sur la table de la cuisine. J’ai laissé faire mon instinct.Alors que je battais mon jeu une carte est tombée: je l’ai nommé la carte du « hasard ». Ensuite j’ai demandé à Dea, à tellus, de me guider de m’envoyer un signe:elle est pour moi la carte des guides. Pour finir j’ai pris la première qui m’attirais le regard:je l’ai appelé la carte du coeur. ce tirage n’a pas été difficile à interprété et la plus parlante fut la carte du hasard que je devrais appelé carte de la synchronicité tellement son message comme avec mes préoccupations, les projets. Elle me dit que je dois prendre contact avec le grand tout,l’univers,tellus mater, et pour cela qu’un autel, un rituel, est nécessaire, avec des intentions précises.  Ce que j’ai prévu de faire très vite. D’une manière ou d’une autre. C’est en route. 

Que ma demande d’un signe à Dea et plus précisément Tellus Mater fasse « sortir » Gaïa du jeu est pour moi une réponse, que je prend comme Sa main reconfortante posée sur mon épaule …apres tout pourquoi pas? 

Le peuple de Pierre m’apparait être la voie à suivre pour vivre autrement mon quotidien, sortir grandie et plus forte des épreuves traversées. 

Et pendant tout ce temps , chauve souris est là qui plane au dessus de moi. 

Photo prise dans le chalet qui nous accueillait ce week end au bord de l’aveyron. ..petite vitrine à moitié morbide, a moitié fascinante, très attirante….et tout de suite je l’ai remarqué,  petite, la tête en bas, présente. 

229/365: trou noir

Ce soir…trou noir…alors que la lune,splendide s’élève dans le ciel, je ne sais quoi dire. Les vacances sont terminées depuis deux jours et déjà c’est difficile. Je n’ai pas envie de cette vie mais temporairement je dois faire avec. J’ai de plus en plus de mal à faire bonne figure et à taire ce que je pense de tout cela. Un tirage semble devenir nécessaire, au moins pour démêler un peu tous mes sentiments et avoir quelques pistes de travail. Je vais aussi ressortir mon pendule. Le manipuler m’apaise instantanément, et cela aura le mérite de me permettre de me recentrer.

En tout cas, il va falloir agir, trouver une manière de tirer parti de tout cela, reprendre les armes, être la guerrière,être parée à tout affronter, et lustrer ma carapace…

je tire une carte sur le site des édition le souffle d’or, et mon amie la chauve souris revient me faire de l’oeil….réponse

incroyable comme celle ci me suit depuis des années! physiquement présente autour de moi,près de moi, chez moi!

quand vais je me décider à suivre son appel? à entendre son message!

cette fois ci, je le promet!, j’écouterais son message! Chauve Souris, je suis toute à toi!

228/365: saudade

Nous buvions du vin et Paul me dit qu’il y avait un mot portugais, saudade, qui semblait représenter parfaitement notre ferme et nos vies, le mal du pays ou bien la nostalgie d’une chose vitale mais irrémédiablement perdue dont on pouvait seulement conserver le rêve, comme si pendant une brève période  vous aviez aimé une femme corps et âme et qu’elle était morte soudainement. Il resta prostré, puis ajouta: « Oh, mon dieu père je suis désolé. »Il partit en courant.Je resta assis là jusque bien après minuit, à regarder la lune jaune blanchir en se levant au dessus des lilas et des peupliers.

Jim Harrison  » La route du retour »

instant après instant, je continue de remplir mon réservoir à mélancolie, comme si c’était l’unique objectif  à atteindre…mais comme le dit Arne Vinzon, la Mélancolie..c’est bien.

Là-haut dans le ciel tu es une étoile
Qui ne brille pas.
Ici dans la mer tu es du sable
Qui ne mouille pas ;
Éparpillée de par le monde
Roches et mer.
Terre pauvre remplie d’amour
Avec la *Morna et la *Coladeira
Terre douce pleine d’amour
Avec le *Batuque et le *Funaná.
Éparpillée de par le monde
Roches et mer.
Terre pauvre remplie d’amour
Avec la Morna et la Coladeira
Terre douce pleine d’amour
Avec le Batuque et le Funaná.
Tant de nostalgie
**Sodade Sodade
Tant de nostalgie,
Nostalgie sans fin.
Tant de nostalgie
Sodade Sodade
Tant de nostalgie,
Nostalgie sans fin…
Là-haut dans le ciel tu es une étoile
Qui ne brille pas.
Ici dans la mer tu es du sable
Qui ne mouille pas ;
Éparpillée de par le monde
Roches et mer.
Terre pauvre remplie d’amour
Avec la *Morna et la *Coladeira
Terre douce pleine d’amour
Avec le *Batuque et le *Funaná.
Éparpillée de par le monde
Roches et mer.
Terre pauvre remplie d’amour
Avec la Morna et la Coladeira
Terre douce pleine d’amour
Avec le Batuque et le Funaná.
Petit pays, je t’aime beaucoup,
Petit petit, je l’aime beaucoup.
Petit pays, je t’aime beaucoup,
Petit petit, je l’aime beaucoup.

Césaria Evora « Petit Pays »

227/365: poussière 

Voilà quelques temps que je n’avais pas pris un moment pour prendre soin de mon autel,dans sa petite alcôve rouge et blanche. C’est aujourd’hui chose faites et j’en ai ressentie un grand apaisement et une certaine plénitude…et depuis l’atmosphère de la chambre semble avoir changées: les vibrations sont meilleures,l’air est plus vif et moins chargé. Et surtout je n’ai plus ce sentiment de culpabilité quand je passe devant les statuettes poussiéreuses, à nouveau je le regarde avec amour et joie et j’ai envie de toucher chaque objet comme un trésor. 

Je n’ai pas beaucoup changé l’emplacement des choses, quelques millimètres de ci de là et certaines offrandes sont retournées à la Terre…mais il me convient toujours ainsi. 

226/365: rivière 

Un moment aussi parfait,ou presque, que lors de l’écriture du post 1/365. L’aveyron et son courant contre lequel il n’est pas évident de lutter,des coquillages de rivière striés de noir, des empilements de pierre un peu partout, le soleil qui chauffe enfin vraiment et qu’il ne faut pas braver avec trop de confiance.

 Une colère toute Tellus Materienne m’a tout de même envahie à la vue de deux couches gonflées d’urines posées là à attendre je ne sais quoi et qui embaumaient l’atmosphère de la petite crique où nous avions installé notre bivouac.Ensuite, un paquet de cigarettes écrasé avec son enveloppe plastoque me narguait négligemment …pour finir une bouteille de vin et un paquet de gâteau….proche de la syncope j’ai tout ramassé et suis allée à la poubelle, deux bennes énormes, 5m plus loin! !!!Je ne comprendrais JAMAIS je crois, mais je n’arrêterais jamais non plus de ramasser ces ordures qui traînent…certains me disent qu’ils ne vont pas ramasser la merde des autres, pour ma part je ne me vois pas profiter d’un endroit et laisser ça là …j’essaie de voir çà comme une manière de remercier,de respecter et d’honorer la Terre…de transmettre et de semer quelques graines de bon sens de ci et de là.
Et ensuite,nous n’avons plus eut qu’à profiter de la douceur de l’eau et de la puissance du courant. 

225/365: union

Aujourd’hui mariage de Christophe et Victor et le malaise en se rappelant qu’il y a peu tout cela n’aurait pas été possible….quelle étrangeté,que deux êtres qui s’aiment aient dû attendre que la loi les y autorise avant de pouvoir s’unir officiellement et échanger leurs voeux, mélanger leurs noms…sous prétexte qu’ils sont tous deux des hommes…

Sensation bizarre, mais vraiment heureuse d’assister à ce grand moment… 

Et que mon fils y soit et entende et voit…et considere cela comme quelque chose de « normal » de naturel…qui va de soit. 

224/365 : merveilles 

Pour un peu que je veuille bien lever les yeux …

les détails d’un microcosme, créé par les mains de la mère, avec l’aide de la Grande TErre Mère . Je n’ai pas eu besoin de regarder bien loin…comme je le disais avant ce n’est pas tellement dans ma nature. Mais tout de même,changer de point de vue quelque peu et des merveilles se révèlent.  Pour ne pas penser au retour en stage du 16 aout qui me coupera pour un temps encore de ma réalité.